Observatoire Obama : « Cadre et enjeux de la réforme progressiste »
Publié le 24 août 2009 par admin dans Groupes, Laboratoire des Idées, Observatoire des politiques Obama, tags: Obama, politique américaine, politiques publiques, système américain, USAL’élection de Barack Obama a suscité d’énormes espoirs dans le camp progressiste, en Europe comme dans les Amériques, mais aussi l’idée que les Etats-Unis pourraient non pas offrir un modèle qu’ils n’ont jamais été, mais inspirer à l’extérieur un certain nombre de choix de politiques publiques.
Six mois après la prise de fonction d’Obama en janvier 2009, il est certes possible de faire un premier bilan et d’initier un tri des idées utiles mais, pour autant, il s’agit avant tout de comprendre en profondeur le fonctionnement du système américain et ses idiosyncrasies pour identifier ce qui est transférable et ce qui ne l’est pas. De manière à comprendre aussi la déception d’un certain nombre d’hommes et de femmes de gauche sur des questions comme la fermeture de Guantanamo, la torture en Irak, des avancées timides sur les droits des minorités sexuelles ou encore le caractère insuffisamment redistributif du plan de relance, il nous a paru nécessaire de revenir à certains fondamentaux du système américain pour remettre l’Administration Obama dans son contexte institutionnel, partisan et historique et ainsi appréhender pourquoi la rupture n’est pas aussi marquée que certains pouvaient l’attendre.
Ces fondamentaux américains sont simples :
- aucun président démocrate depuis Franklin Roosevelt n’a échappé à la question de l’assurance maladie et de l’extension de sa couverture : Barcak Obama n’est pas en reste et joue en large partie sa réélection en 2012 sur sa capacité, au moment où le système mis en place dans les années 1950 est épuisé et obsolète, à inventer un nouveau modèle d’assurance sociale qui fasse coexister les secteurs public et privé. Romain Huret pose les bases de ce chantier.
- l’élection de 2008 s’est très largement jouée sur la crise économique, on le sait ; Renaud Pacoud trace la continuité entre les choix de Bill Cliton et ceux de Barack Obama mais aussi souligne le poids des contraintes.
- Alexandre Rios-Bordes, lui, analyse les mécanismes de construction de la nouvelle politique étrangère des Etats-Unis, notamment dans les choix de personne
- L’axe premier du politique américain est celui qui lie le Président au Congrès et c’est dans la teneur et la dynamique de leur interaction que se joue le succès des réformes que Barack Obama a entreprises : Alix Meyer reprend un certain nombre d’idées fausses sur le Congrès, puis Vincent Michelot décrit la stratégie du Président dans la revalorisation du Congrès, étape indispensable et préalable absolu à l’adoption d’une vraie politique progressiste.
Télécharger la note de l’observatoire des politiques Obama (PDF, 292 Ko)

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Bonjour!
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Patience!
Le peu de réponses signifie que les gens de gauche se désintéresse de ce parti qui a renié sa valeur de base : la Primauté du Politique. Qui a donné la Primauté à la Finance : le PS en 1983 (le virage à 180°) et 1993 (le Traité de Maastricht). Tant que le parti n’aura pas reconnu cette erreur fatale, il restera discrédité ; il sera un politicien agité stérile.
Que le parti dénonce le traité de Maastricht, c’est la première chose à faire. En même temps, il faut qu’il réapprenne à ses militants les composantes de la Vie Siciétale, afin qu’on sorte de la joute politicienne stérile et qu’on prenne en mains cette Vie Sociétale toute entière.