La soirée de rentrée du Lab en vidéo
Publié le 25 septembre 2009 par admin dans Actualités, La bataille des idées au quotidien, Laboratoire des Idées, tags: chercheurs, débat, dialogue, intellectuels, PS, soirée de rentréeC’était le 15 septembre, à la Maison des métallos: la soirée de rentrée du Laboratoire des idées. L’occasion d’un échange franc, parfois critique, toujours constructif, entre 250 intellectuels, chercheurs, artistes et experts, la Première secrétaire du PS et l’équipe du Laboratoire des idées. Ambiance et extraits.
Soirée de rentrée du laboratoire des idées
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Une très belle conclusion de Martine Aubry rappelant simplement l’importance de l’humain dans un projet politique de gauche face à une belle brochette de technocrates…
Le PS ne comprends rien de rien.
C’est toujours les mêmes et rien ne change
Votre « laboratoire » est condamné d’avance. Entendre Aubry parler d’ouverture du parti à l’extérieur et puis voir des « labos » internes au parti.
Mon opinion c’est que le PS doit écouter tous les militants sur tous les thémes, il doit aussi écouter ceux du monde « extérieur ».
Par ailleurs aucune réforme ne peut aboutir temps que Aubry n’aura pas compris le besoin de réformer la stucture interne du parti et les « guerres » des « elephants.
Il est impossible de construire une nouvelle maison, avec les vieux matériaux d’une autre!
Il faut garder des valeurs de gauche mais avec du 100% NEUF
Enfin c’est juste l’idée d’une personne du peuple de gauche
Bonjour Vanessa,
Merci pour votre commentaire, qui dessine assez bien ce que l’on essaie de faire au quotidien, au Lab et dans le reste du Parti!
Participation des militants (le vote du 1er octobre, les laboratoires fédéraux), ouverture sur le monde extérieur (les groupes du lab sont tous animés par des personnalités reconnues hors du Parti), réforme de la structure interne (réorganisation de Solférino en pôles, consultation sur le non-cumul des mandats, etc) : nous y travaillons!
Amitiés socialistes.
L’équipe du Lab
Décidement il faut aussi traduire quand on écrit au PS ???
Je ne vais pas me fâcher, je suis de gauche. Mais bon je fais la traduction
Comment oser parler de rénovation quand on les personnes à la tête du PS ne sont même pas crédibles (Martine Aubry). Le peupe n’est pas aveugle!!!
Les militants on ne les écoute pas mais on leur balance des questions à la va vite!!
Pour repondre sur les « labos » on à compris que c’était des « personalités » et c’est ça le soucis… C’est le PEUPLE qu’il faut écouter non pas des personnes dont on connaît d’avance les choix et les propositions identiques à celles d’hier.
Mes amis à cette vitesse je voterait ailleurs que PS et j’en connais beaucoup qui voteront certainement aussi ailleurs.
Le PS doit changer et vite. Non pas avec des politiques de droite ni sans le peuple.
Si vous voulez un avis sincére. Le congrés de Reims et la suite est lourd, TROP lourd à porter sur les épaules des militants. A revoir de toute urgence.
Vanessa, je partage avec toi la volonté d’un changement du PS, pour regagner la confiance des citoyens et retrouver (enfin) le chemin des victoires électorales.
Cela passe par une reconstruction des cercles de réflexion, des liens entre la société et les dirigeants socialistes. Le Laboratoire des Idées souhaite y contribuer, et est constitué d’animateurs(trices) dynamiques et ouvert(e)s sur le monde. Je trouve que la gauche est en train de progresser sur le terrain des idées face à la droite et face à la pensée unique sarkoziste. Cela en partie grace au Lab et à Terra Nova. Belle vie au Lab’ !
Je suis heureux de trouver ici un lieu d’échange accessible.
Il me semble que le lab tourne en rond, avec des formules qui sont si générales et si vaporeuses qu’elle font parfois penser aux discours de Madame Irma.
On peut par ailleurs répéter 100 fois qu’il y a nécessité de procéder à la refonte idéologique du parti : si on ne rentre jamais dans le vif du sujet, ça ne sert pas à grand chose.
Moi il me semble qu’il y a des questions concrètes à poser.
Nous avons ratifiés il y a quelques temps notre adhésion à l’économie de marché. Mais cela ne nous interdit pas de la passer au crible, pour en déterminer les tares, et en corriger le fonctionnement (en dehors de toute contrainte européenne qu’il pourrait y avoir)
Pourquoi l’économie de marché reste elle compatible avec l’appauvrissement, le chômage de masse, la précarisation, l’obésité, le diabète, la destruction de l’environnement etc ?
Pourquoi dans une société qui s’est considérablement enrichie, depuis les années 70, les gens se sentent-ils moins libres, plus oppressés. Faut il renoncer pour toujours à une société de plein emploi ? est ce compatible avec la liberté individuelle ?
Il faut maintenant démasquer les mécanismes économiques intrinsèques du marché, qui mènent à ces fléaux, les dénoncer devant l’opinion, tout en réaffirmant qu’on souhaite le réformer, car en dehors du marché, il n’y pas de salut dans l’économie planifiée.
en espérant que ça aide
Peut-être faut-il déjà poser la question de la différenciation de l’économie de marché et du capitalisme afin de mieux cerner leur responsabilité respective dans les problèmes que vous soulevez.
Ensuite, questionner la puissance (ou l’impuissance) politique sur le plan du bien-être individuel face à une puissance économique indépendante.
Merci pour le lien Admin, mais…erreur 404 ! page non trouvée !
Je de doute pas que quelques socialistes réfléchissent à l’économie de marché. Cependant, je ne les vois pas se questionner avec beaucoup d’acharnement, comme il me semble qu’ils devraient le faire, à la vue de tous les fléaux qui menacent. C’est sûrement ce que vous appelez un questionnement « de côté » !
citation : « Les thèmes que tu cites sont abordées dans les groupes de travail du Lab, de front mais aussi de côté, parce que la méthode conditionne le niveau d’innovation et de pertinence des réponses que nous apporterons »
ouf ! sans vouloir être méchant, que peut bien vouloir dire ceci camarade Admin ?
Ces 3 lignes totalement incompréhensible, me laissent perplexe. Des mots à la mode comme « méthode », « innovation » ou « pertinence » ne remplacent pas la sincérité qui est devenue nécessaire entre socialistes, et les bonnes idées s’expriment presque toujours avec des mots simples.
Je vous trouve un peu cavalier d’essayer de me vendre la « pertinence des réponse que nous apporterons », avant même que j’en aie connaissance ! je jugerai moi-même de cette pertinence, si vous le voulez bien !
Un exemple d’idée simplement formulée, et « de front » : suppression de la publicité dans les moyens de communication de masse.
C’est une idée progressiste, incontestablement de gauche, qui certes ne fait pas plaisir à tout le monde.
Notez qu’elle s’exprime avec des mots simples, et que ses objectifs sont clairs : réduire l’épidémie de diabète, et réduire l’aliénation aux produits.
Le job du lab : trouver comment faire cette réforme.
Cet exemple pour montrer ce qu’on attends du lab : qu’il décortique chaque aspect du marché, qu’il lui trouve des grandes lignes de tares. Ca ne devrait pas être trop difficile : le chômage de masse et la destruction de l’environnement par exemple, et qu’il propose des solutions de réforme de l’économie de marché, pour en venir à bout.
Et svp rompez avec le verbiage pompeux, qui nous fait tous passer pour des professeurs, alors que la majorité des électeurs n’a pas aimé l’école.
salutations
V Rey
http://laboratoiredesidees.parti-socialiste.fr/index.php/2009/09/gauchet-paul-debattre-pour-engager-loffensive-de-civilisation/
Au pire tu trouveras le texte du débat en bas de la page d’accueil du site.
Bonjour Vincent,
Merci de ta contribution. Les questions que tu poses sont bien celles du Lab et du Parti, cf par exemple le débat entre Christian Paul et Marcel Gauchet (http://laboratoiredesidees.parti-socialiste.fr/index.php/2009/09/gauchet-paul-debattre-pour-engager-loffensive-de-civilisation/), notamment leurs réponses aux deux dernières questions.
Les thèmes que tu cites sont abordées dans les groupes de travail du Lab, de front mais aussi de côté, parce que la méthode conditionne le niveau d’innovation et de pertinence des réponses que nous apporterons.
Nous espérons que les travaux du Lab, passés et surtout à venir, t’apporteront des réponses!
Amicalement.
L’équipe du Laboratoire des idées
quel est le rapport entre le Lab et le CESC, dont j’ai déjà lu des rapports ?
DE LA RUPTURE CULTURELLE PLUS QUE DU MANQUE D’IDEE POLITIQUE :
J’ai la vive intuition qu’il est davantage nécessaire de s’intéresser aux ruptures culturelles qui traversent notre société – et qui ont des conséquences sur la vie politique de notre pays – plutôt qu’aux idées nouvelles que nous devrions avoir pour prétendre gérer à nouveau la France.
Je ne nie pas l’importance des débats d’idées socialistes qui se font dans les cercles avertis ; mais je regrette notre éloignement avec l’origine historique du socialisme au sein du parti.
Ainsi, pour moi, à l’inverse de la « Rénovation » que l’on souhaiterait, aujourd’hui j’observe surtout le lent repli qui nous isole peu à peu de notre culture originelle. Notre attitude devient « impopulaire », dans le sens où elle nous sépare des classes les plus modestes. Nous ne parlons plus qu’entre-nous et parfois même dans des salons trop feutrés du pouvoir : certes, d’un langage soutenu mais de plus en plus inaudible pour la population. En définitive, nous nous distançons des catégories sociales populaires. En tout cas, de celles dont nous nous sommes pourtant nourries afin de fonder notre idéologie politique qui rompait alors avec le capitalisme patronal du XIXe Siècle. Rappelons-nous, Jean Jaurès éclairant de son esprit critique le plus lumineux, les mineurs en lutte dans leurs ateliers de Carmeaux !
Or, quel écho avons-nous à présent ? Des personnes de notre entourage (l’homme de la rue) nous disent que gauche et droite c’est du pareil au même ; lieu-commun qui est d’ailleurs largement relayé par les commentateurs des médias en vogue. Ce manque de distinction ou cette acculturation ordinaire en sorte me semble le symptôme principal du malaise actuel de la politique en France, et celle de la gauche tout spécialement.
Dans mon esprit, le premier déclic significatif a eu lieu en 2002, au soir du premier tour des Présidentielles. Mais bien sûr les choses s’étaient engagées plus généralement lors de la montée du Front national, que l’on a observé dans les années 1990-2000. Dès lors, il m’a toujours paru que cette opinion, magma populiste au demeurant, venait exprimer le rejet de toute la classe politique dominante. L’instrumentalisation politicienne de l’extrême droite par la gauche qui avait été initiée en particuliers par nous, les socialistes au pouvoir, y est naturellement pour beaucoup. Cette stratégie a eu un effet boomerang qui a des répercutions destructrices. Ainsi, dans l’opinion publique, le PS est encore amalgamé à cette classe distante et dominatrice. Et, la rupture profonde d’identité – et d’intégrité du PS – vient questionner aujourd’hui sur notre propre rôle d’opposant. On le voit, c’est la qualité politicienne même du parti qui est en question.
Afin de retrouver le cœur de notre identité socialiste, par rapport à l’ensemble de la gauche, il faudrait sans doute avoir la capacité de se réapproprier le quotidien de la majorité des citoyens qui souffrent le plus du néolibéralisme : Cet individualisme chimérique exacerbé par une compétition improbable du « chacun contre tous » qui conditionnerait toute liberté personnelle.
À l’inverse, la raison même du socialisme est bien plutôt d’introduire de l’égalité entre les citoyens pour donner du sens et du réalisme à la liberté du plus grand nombre dans la société.
Par ailleurs, j’entends dire que la droite conservatrice aurait perdu le combat des idées. Evidemment oui, lorsque l’on regarde la crise récente due à la financiarisation excessive du monde. L’idéologie néolibérale est, certes, mise à mal pour l’instant. Mais on voit notamment que notre société française résiste en partie aux méfaits sociaux de cette situation économique grâce au système de solidarité humaniste de l’après-guerre, dispositifs « masquant » dont nous bénéficions encore.
Malgré cela, comme je l’ai évoqué, le niveau idéologique (au sens global des idées politiques) est en difficulté depuis ces dernières décennies. Donc, à mon sens, le combat ne se situe plus sur ce plan dans l’immédiat, mais à un stade latent bien plus profond. Ainsi, il faudrait faire resurgir les conditions qui rendraient la bipolarité idéologique claire dans tous les esprits des citoyens de notre pays.
Afin de rester audible, au sens du « Lab », je dirais donc – mais mal à propos de fait puisque les conditions ne sont pas réunies – que mon « idée » est celle-là (il s’agirait en réalité davantage chez-moi d’un sentiment) : Le champ de la « Rénovation » est bien plus culturel qu’idéologique. En effet, la culture partagée semble un préalable indispensable et évidemment idéal ; c’est le contenant en somme de l’élaboration et de l’émission, comme de la compréhension des idées. Puisque toute idée émise ne peut se réaliser et se comprendre que dans un univers culturel commun à notre auditoire qui, à toute fin utile, s’assimile à celui de notre électorat. A contrario, si avoir des idées, aussi géniales soient-elles pour nous, c’est de ne parler qu’entre-nous, à quoi bon !
Pour moi, j’insiste, une idée politique ne peut se concevoir que lorsque l’espace culturel requis demeure établie ou pour le moins identifié par les acteurs concernés, le peuple en l’occurrence.
Si je reprends ici l’idée de la perte du combat doctrinal par la droite comme postulat de circonstance : Pourtant, sur le terrain culturel, l’UMP semble avoir intégré les enjeux de notre époque qui lui assure le pouvoir. Sa façon de stigmatiser divers publics comme les sans-papiers, les jeunes délinquants des quartiers ; de communautariser la société avec des slogans comme « la laïcité positive » « l’instit contre le curé… » « le conseil du culte… » ; de modifier la fiscalité au bénéfice de la classe dominante et au détriment de la masse des citoyens ; de s’adresser aux salariés avec le slogan mensonger « travailler plus… » bref, de moraliser la société à sa convenance en ciblant les groupes d’appartenances en question qui devraient vivre côte-à-côte au détriment du « vivre ensemble républicain » semble jouer en effet de la division sociétale où chaque citoyen devient contraint à sa filiation sociale d’origine, cantonné à l’entre soi en quelque sorte. C’est de cela dont il s’agit. La mobilité essentielle à toute cohésion sociale paraît alors mise à mal par une volonté qui va de soi, fatalement : On a de fait tous peurs de celui qu’on ne connaît guère ou de moins en moins. Cette propension clanique naturelle est appuyée par un intérêt bien compris du pouvoir qui restreint toute forme de rééquilibrage avec la diminution des moyens égalitaristes : L’éducation nationale, la justice, la santé, la culture, etc. Enfin tout ce qui tend, par le biais des services publics, à limiter les inégalités en marginalisant les différents culturels entre les classes sociales.
Bien sûr mon propos n’apparaît fondé que sur une observation personnelle. Aussi, des sociologues diraient beaucoup plus en la matière. Toutefois, notre désir de socialistes, souvent exprimer, de renouer avec la société civile est bien ressenti dans nos rangs ; en même temps, l’approche des choses à ce sujet demeure plutôt floue chez nous. Je pense que notre difficulté vient du fait qu’on n’a guère pu, jusqu’à maintenant, formaliser ou même diagnostiquer l’ampleur du phénomène de société qui conditionne notre attitude.
S’ouvrir, c’est sans doute sortir d’abord de nous-mêmes par des rencontres sur tous les terrains du véritable débat social ; là où vivent les citoyens qui nous attendent dans les usines, les ateliers, les bureaux, les hôpitaux, la rue…
Il faut sans doute bien plus politiser l’espace public par la contestation qui nous regarde aussi, nous les socialistes.
Octobre 2009