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	<title>Commentaires sur : Introduction au débat sur l&#8217;identité de la France: tribune de Christian Paul</title>
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		<title>Par : Jippi</title>
		<link>http://laboratoiredesidees.parti-socialiste.fr/index.php/2009/11/introduction-au-debat-sur-la-nation-la-france-et-nous-tribune-de-christian-paul/comment-page-1/#comment-419</link>
		<dc:creator>Jippi</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Mar 2010 20:05:09 +0000</pubDate>
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		<description>Bonjour à tous
Bravo pour vos résultats, mais j&#039;aimerais attirer votre attention sur un point.
Hier j&#039;ai failli être victime d&#039;une agression. Aujourd&#039;hui je voulais prendre le train, c&#039;était impossible car les conducteurs faisaient grève suite à l&#039;agression de contrôleurs. Ces événements m&#039;ont rendu sensible au problème de la sécurité publique. J&#039;ai épluché les professions de foi des différents candidats en comparant ce qu&#039;ils disaient sur le sujet.

En fait les seuls qui s&#039;en faisaient l&#039;écho c&#039;était le Front national. Curieusement les propositions des Partis de gauche n&#039;abordaient pas ce problème.
Mais les gens chaque jour redoutent de se faire agresser. C&#039;est à mon avis cette peur qui les a poussés à voter pour le Front national. Il faut promouvoir bien-sûr la sécurité économique mais aussi la sécurité dans la vie quotidienne et donc les partis de gauche explicitent davantage leur souci de sécurité publique. 

Cordialement merci de votre attention et encore bravo pour vos résultats</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour à tous<br />
Bravo pour vos résultats, mais j&#8217;aimerais attirer votre attention sur un point.<br />
Hier j&#8217;ai failli être victime d&#8217;une agression. Aujourd&#8217;hui je voulais prendre le train, c&#8217;était impossible car les conducteurs faisaient grève suite à l&#8217;agression de contrôleurs. Ces événements m&#8217;ont rendu sensible au problème de la sécurité publique. J&#8217;ai épluché les professions de foi des différents candidats en comparant ce qu&#8217;ils disaient sur le sujet.</p>
<p>En fait les seuls qui s&#8217;en faisaient l&#8217;écho c&#8217;était le Front national. Curieusement les propositions des Partis de gauche n&#8217;abordaient pas ce problème.<br />
Mais les gens chaque jour redoutent de se faire agresser. C&#8217;est à mon avis cette peur qui les a poussés à voter pour le Front national. Il faut promouvoir bien-sûr la sécurité économique mais aussi la sécurité dans la vie quotidienne et donc les partis de gauche explicitent davantage leur souci de sécurité publique. </p>
<p>Cordialement merci de votre attention et encore bravo pour vos résultats</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : admin</title>
		<link>http://laboratoiredesidees.parti-socialiste.fr/index.php/2009/11/introduction-au-debat-sur-la-nation-la-france-et-nous-tribune-de-christian-paul/comment-page-1/#comment-405</link>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Mar 2010 14:43:46 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.laboratoire-des-idees.fr/?p=641#comment-405</guid>
		<description>Bonjour Eric,

Merci de nous avoir écrit. Les informations que vous avancez sont erronées et relèvent d&#039;une désinformation qui nous cause ainsi beaucoup de torts. Notre collègue au groupe socialiste français du Parlement européen a quasiment suffoqué lorsque nous lui avons demandé comment s’était passé le vote en lui signalant ce qui circulait. Voici sa réponse :

“En aucun cas le Groupe socialiste (S&amp;D) au Parlement Européen n&#039;a soutenu cette résolution!  Nous sommes un Groupe profondément laïc et nous nous sommes battus par 2 fois pour faire rejeter ce vote de la plénière. Pour ne pas l&#039;inscrire à l&#039;ordre du jour.
 
“Par 2 fois la droite la plus conservatrice est revenue à la charge sur l&#039;inscription du vote de cette résolution et par 2 fois nous avons réussi, avec les progressistes du PE à le faire rejeter.”

J’espère vous avoir rassuré. La laïcité est une valeur fondamentale qui fait partie des valeurs constitutives de notre identité.

Bien à vous,

L&#039;équipe du Laboratoire des idées</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour Eric,</p>
<p>Merci de nous avoir écrit. Les informations que vous avancez sont erronées et relèvent d&#8217;une désinformation qui nous cause ainsi beaucoup de torts. Notre collègue au groupe socialiste français du Parlement européen a quasiment suffoqué lorsque nous lui avons demandé comment s’était passé le vote en lui signalant ce qui circulait. Voici sa réponse :</p>
<p>“En aucun cas le Groupe socialiste (S&#038;D) au Parlement Européen n&#8217;a soutenu cette résolution!  Nous sommes un Groupe profondément laïc et nous nous sommes battus par 2 fois pour faire rejeter ce vote de la plénière. Pour ne pas l&#8217;inscrire à l&#8217;ordre du jour.</p>
<p>“Par 2 fois la droite la plus conservatrice est revenue à la charge sur l&#8217;inscription du vote de cette résolution et par 2 fois nous avons réussi, avec les progressistes du PE à le faire rejeter.”</p>
<p>J’espère vous avoir rassuré. La laïcité est une valeur fondamentale qui fait partie des valeurs constitutives de notre identité.</p>
<p>Bien à vous,</p>
<p>L&#8217;équipe du Laboratoire des idées</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Eric</title>
		<link>http://laboratoiredesidees.parti-socialiste.fr/index.php/2009/11/introduction-au-debat-sur-la-nation-la-france-et-nous-tribune-de-christian-paul/comment-page-1/#comment-404</link>
		<dc:creator>Eric</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Mar 2010 12:26:02 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.laboratoire-des-idees.fr/?p=641#comment-404</guid>
		<description>J&#039;ai une question sur la Laïcité: n&#039;ayant pas trouvé de lieu plus approprié que ce sujet sur l&#039; &quot;Identité de la France&quot; (je dirais qu&#039;il y a un rapport, même si c&#039;est un terme que nous n&#039;avons pas beaucoup entendu dans cette controverse...), c&#039;est ici que je la pose.

Il semblerait qu&#039;en janvier de cette année à Strasbourg, l&#039;assemblée de l&#039;U.E. ait eu à se prononcer sur une résolution en faveur de la liberté pour les Etats d&#039;afficher des symboles religieux dans les lieux publics.
Il semblerait également que parmi les deux gros groupes parlementaires à l&#039;origine de cette proposition figurait le Parti socialiste européen...
Il semblerait que ce soit à l&#039;opposition des libéraux, des communistes et des verts, ainsi qu&#039;aux actions de diverses personnalités, que nous soyions aujourd&#039;hui redevables d&#039;un score rejetant de justesse cette proposition.

Dites, cela est-il bien vrai?!?!?!?
Est-ce là la position du parti socialiste français?!?!?!?
Est-ce à cela que sert ce &quot;Laboratoire des idées&quot;?!?!?!?!?

Bien sûr, vous allez me répondre qu&#039;il est de ces stratégies... qu&#039;il ne faut pas reporter au niveau national ce qui se passe au niveau européen, etc.
Mais bon sang, si cette proposition était passée, vous rendez-vous compte des conséquences en terme de Droit sur ce qui se passe en France?!?!?!?

J&#039;ai pris l&#039;habitude de juger les hommes non sur leurs paroles, mais sur leurs actes.
Aussi comprendrez-vous que je ne pourrai me contenter pour le 14 mars de vagues affirmations.
Quant aux actes, je les attends toujours, et je crois que nous sommes nombreux.

C&#039;est avec tous mes regrets que je vois nos chemins se séparer aujourd&#039;hui.

Salutations distinguées</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;ai une question sur la Laïcité: n&#8217;ayant pas trouvé de lieu plus approprié que ce sujet sur l&#8217; &laquo;&nbsp;Identité de la France&nbsp;&raquo; (je dirais qu&#8217;il y a un rapport, même si c&#8217;est un terme que nous n&#8217;avons pas beaucoup entendu dans cette controverse&#8230;), c&#8217;est ici que je la pose.</p>
<p>Il semblerait qu&#8217;en janvier de cette année à Strasbourg, l&#8217;assemblée de l&#8217;U.E. ait eu à se prononcer sur une résolution en faveur de la liberté pour les Etats d&#8217;afficher des symboles religieux dans les lieux publics.<br />
Il semblerait également que parmi les deux gros groupes parlementaires à l&#8217;origine de cette proposition figurait le Parti socialiste européen&#8230;<br />
Il semblerait que ce soit à l&#8217;opposition des libéraux, des communistes et des verts, ainsi qu&#8217;aux actions de diverses personnalités, que nous soyions aujourd&#8217;hui redevables d&#8217;un score rejetant de justesse cette proposition.</p>
<p>Dites, cela est-il bien vrai?!?!?!?<br />
Est-ce là la position du parti socialiste français?!?!?!?<br />
Est-ce à cela que sert ce &laquo;&nbsp;Laboratoire des idées&nbsp;&raquo;?!?!?!?!?</p>
<p>Bien sûr, vous allez me répondre qu&#8217;il est de ces stratégies&#8230; qu&#8217;il ne faut pas reporter au niveau national ce qui se passe au niveau européen, etc.<br />
Mais bon sang, si cette proposition était passée, vous rendez-vous compte des conséquences en terme de Droit sur ce qui se passe en France?!?!?!?</p>
<p>J&#8217;ai pris l&#8217;habitude de juger les hommes non sur leurs paroles, mais sur leurs actes.<br />
Aussi comprendrez-vous que je ne pourrai me contenter pour le 14 mars de vagues affirmations.<br />
Quant aux actes, je les attends toujours, et je crois que nous sommes nombreux.</p>
<p>C&#8217;est avec tous mes regrets que je vois nos chemins se séparer aujourd&#8217;hui.</p>
<p>Salutations distinguées</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : V Rey</title>
		<link>http://laboratoiredesidees.parti-socialiste.fr/index.php/2009/11/introduction-au-debat-sur-la-nation-la-france-et-nous-tribune-de-christian-paul/comment-page-1/#comment-359</link>
		<dc:creator>V Rey</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 Jan 2010 11:56:56 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.laboratoire-des-idees.fr/?p=641#comment-359</guid>
		<description>Franade, il y a un gros malentendu. 

Je trouve curieux qu&#039;en voulant défendre ce qui à mon avis constitue en partie l&#039;identité française, comme la gastronomie, ou un goût pour les plaisirs non marchands, je me retrouve caricaturé en défenseur du &quot;pinard et du claquos&quot; voulant convertir tout le monde arabo-musulman aux produits laitiers et au jus de raisins fermenté.

Je pense qu&#039;on n&#039;impose rien à personne. Pas plus l&#039;espéranto qu&#039;autre chose. On peut juste proposer à chacun de bien vouloir réfléchir aux problèmes, car sans poser les bonnes questions, on n&#039;a aucune chance d&#039;apporter les bonnes réponses.

Et donc une fois pour toutes, la défense de la convivialité reste ouverte au couscous, je vous rassure Franade ! 

Ce que je voulais dire, c&#039;est qu&#039;il y a des forces dans la société dont on ne parle pas assez à gauche, malgré l&#039;émergence d&#039;informations inquiétantes, et que ces éléments de notre identité nationale se trouvent attaqués par ces forces.

Et que, lorsqu&#039;on laisse des groupes puissants librement utiliser une partie de leur chiffre d&#039;affaires à l&#039;influence de masse, il ne faut pas s&#039;étonner lorsqu&#039;ils parviennent à leur fins : influencer les masses.

Et cela revient au même, si ces moyens parviennent une fois à détourner une bande de copains de la dégustation conviviale d&#039;un bon couscouss merguez, une autre fois d&#039;une paela aux crevettes, ou plus traditionnellement d&#039;un coq au vin, si cela envoie tout ce petit monde là toujours plus nombreux sur les banquettes standardisées du MacDo. 

Le résultat est le même : la déculturation, l&#039;applanissement des diversités culturelles, et la référence unique à des produits standardisés, sur lesquels on n&#039;a pas la bonne information.

Vincent Rey</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Franade, il y a un gros malentendu. </p>
<p>Je trouve curieux qu&#8217;en voulant défendre ce qui à mon avis constitue en partie l&#8217;identité française, comme la gastronomie, ou un goût pour les plaisirs non marchands, je me retrouve caricaturé en défenseur du &laquo;&nbsp;pinard et du claquos&nbsp;&raquo; voulant convertir tout le monde arabo-musulman aux produits laitiers et au jus de raisins fermenté.</p>
<p>Je pense qu&#8217;on n&#8217;impose rien à personne. Pas plus l&#8217;espéranto qu&#8217;autre chose. On peut juste proposer à chacun de bien vouloir réfléchir aux problèmes, car sans poser les bonnes questions, on n&#8217;a aucune chance d&#8217;apporter les bonnes réponses.</p>
<p>Et donc une fois pour toutes, la défense de la convivialité reste ouverte au couscous, je vous rassure Franade ! </p>
<p>Ce que je voulais dire, c&#8217;est qu&#8217;il y a des forces dans la société dont on ne parle pas assez à gauche, malgré l&#8217;émergence d&#8217;informations inquiétantes, et que ces éléments de notre identité nationale se trouvent attaqués par ces forces.</p>
<p>Et que, lorsqu&#8217;on laisse des groupes puissants librement utiliser une partie de leur chiffre d&#8217;affaires à l&#8217;influence de masse, il ne faut pas s&#8217;étonner lorsqu&#8217;ils parviennent à leur fins : influencer les masses.</p>
<p>Et cela revient au même, si ces moyens parviennent une fois à détourner une bande de copains de la dégustation conviviale d&#8217;un bon couscouss merguez, une autre fois d&#8217;une paela aux crevettes, ou plus traditionnellement d&#8217;un coq au vin, si cela envoie tout ce petit monde là toujours plus nombreux sur les banquettes standardisées du MacDo. </p>
<p>Le résultat est le même : la déculturation, l&#8217;applanissement des diversités culturelles, et la référence unique à des produits standardisés, sur lesquels on n&#8217;a pas la bonne information.</p>
<p>Vincent Rey</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Nadine Berthier</title>
		<link>http://laboratoiredesidees.parti-socialiste.fr/index.php/2009/11/introduction-au-debat-sur-la-nation-la-france-et-nous-tribune-de-christian-paul/comment-page-1/#comment-324</link>
		<dc:creator>Nadine Berthier</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Jan 2010 18:36:27 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.laboratoire-des-idees.fr/?p=641#comment-324</guid>
		<description>Bonjour,
Devant les réactions (partielles : sur orange.fr) liées à l&#039;absence de V. Peillon au débat d&#039;hier soir sur France2, j&#039;ajoute ma désapprobation. Je suis interloquée, et malgré la colère et les mots qui manquent pour décrire mon émotion, je voudrais vous adresser quelques remarques. N&#039;y a-t-il pas à vos côtés de &quot;bons&quot; spécialistes de la communication, sémiologues, psychanalystes, spécialistes des mouvements de foule, et des médias ?
Ne valait-il pas mieux un &quot;Messieurs les Censeurs, bonsoir !&quot; à ce qui apparaît comme un forfait, voire une défausse. A moins que ce soit pour sortir un atout à bon escient ?
J&#039;avais envie de solliciter les militants de mon secteur (49) pour proposer des réunions hebdomadaires, organisées par les partis de gauche qui travaillent ensemble à la région en ce moment, afin de mobiliser les électeurs et les médias (même jour, même heure, même lieu). Chacun son tour ayant en charge d&#039;inviter une personnalité sur un sujet donné. Il reste deux mois. La barre peut être reprise en main, avant la débandade (abstention, voir élection législative partielle en Yvelines). Mais seul parti avec le PC (oui, encore lui) à disposer d&#039;outils et de moyens pour diffuser de &quot;bonnes&quot; paroles, vous devez faire oeuvre de bon sens, de sens de la chose publique, de sens des enjeux qui vont déterminer les années à venir pour des millions de citoyens (lycées ! formation !! transports régionaux !!! aménagement du territoire !!!! tourisme (dernier secteur en croissance ou presque). Les universités qui détiennent les capacités à innover, à enseigner au plus grand nombre sont sous contrainte, l&#039;enseignement est menacé, les services publics démantelés, la culture est désarmée (le ministère est quasiment vide, hors le patrimoine).
Bref, un peu de courage. Les énergies doivent être concentrées, et l&#039;image de leur efficacité assez visible et non dispersée sous de vagues aléas de jeux médiatiques.
M... avant la dernière bataille, que vaudra le grand parti de gauche (parti des socialistes partis ai-je lu), si les électeurs perdent la foi en lui ?
J&#039;imagine un Jaurès, un Mendès-France, devant le bureau. Les femmes ne manquent pourtant pas d&#039;idées et de volonté. C&#039;est peut-être cela qui apparaît : elles sont trop peu nombreuses, et les rares qui arrivent à gagner les marches et/ou les fauteuils sont trop épuisées pour se laisser aller à l&#039;imagination et à la création, ayant tant à faire pour résister aux menaces d&#039;effondrement de la bâtisse.
Soyez au rendez-vous, et si nous entendons les voix porteuses de vrais projets, nous pourrons vous accompagner, rassemblés...
Cordialement,
Nadine Berthier</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,<br />
Devant les réactions (partielles : sur orange.fr) liées à l&#8217;absence de V. Peillon au débat d&#8217;hier soir sur France2, j&#8217;ajoute ma désapprobation. Je suis interloquée, et malgré la colère et les mots qui manquent pour décrire mon émotion, je voudrais vous adresser quelques remarques. N&#8217;y a-t-il pas à vos côtés de &laquo;&nbsp;bons&nbsp;&raquo; spécialistes de la communication, sémiologues, psychanalystes, spécialistes des mouvements de foule, et des médias ?<br />
Ne valait-il pas mieux un &laquo;&nbsp;Messieurs les Censeurs, bonsoir !&nbsp;&raquo; à ce qui apparaît comme un forfait, voire une défausse. A moins que ce soit pour sortir un atout à bon escient ?<br />
J&#8217;avais envie de solliciter les militants de mon secteur (49) pour proposer des réunions hebdomadaires, organisées par les partis de gauche qui travaillent ensemble à la région en ce moment, afin de mobiliser les électeurs et les médias (même jour, même heure, même lieu). Chacun son tour ayant en charge d&#8217;inviter une personnalité sur un sujet donné. Il reste deux mois. La barre peut être reprise en main, avant la débandade (abstention, voir élection législative partielle en Yvelines). Mais seul parti avec le PC (oui, encore lui) à disposer d&#8217;outils et de moyens pour diffuser de &laquo;&nbsp;bonnes&nbsp;&raquo; paroles, vous devez faire oeuvre de bon sens, de sens de la chose publique, de sens des enjeux qui vont déterminer les années à venir pour des millions de citoyens (lycées ! formation !! transports régionaux !!! aménagement du territoire !!!! tourisme (dernier secteur en croissance ou presque). Les universités qui détiennent les capacités à innover, à enseigner au plus grand nombre sont sous contrainte, l&#8217;enseignement est menacé, les services publics démantelés, la culture est désarmée (le ministère est quasiment vide, hors le patrimoine).<br />
Bref, un peu de courage. Les énergies doivent être concentrées, et l&#8217;image de leur efficacité assez visible et non dispersée sous de vagues aléas de jeux médiatiques.<br />
M&#8230; avant la dernière bataille, que vaudra le grand parti de gauche (parti des socialistes partis ai-je lu), si les électeurs perdent la foi en lui ?<br />
J&#8217;imagine un Jaurès, un Mendès-France, devant le bureau. Les femmes ne manquent pourtant pas d&#8217;idées et de volonté. C&#8217;est peut-être cela qui apparaît : elles sont trop peu nombreuses, et les rares qui arrivent à gagner les marches et/ou les fauteuils sont trop épuisées pour se laisser aller à l&#8217;imagination et à la création, ayant tant à faire pour résister aux menaces d&#8217;effondrement de la bâtisse.<br />
Soyez au rendez-vous, et si nous entendons les voix porteuses de vrais projets, nous pourrons vous accompagner, rassemblés&#8230;<br />
Cordialement,<br />
Nadine Berthier</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : GERARD</title>
		<link>http://laboratoiredesidees.parti-socialiste.fr/index.php/2009/11/introduction-au-debat-sur-la-nation-la-france-et-nous-tribune-de-christian-paul/comment-page-1/#comment-319</link>
		<dc:creator>GERARD</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Jan 2010 21:47:30 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.laboratoire-des-idees.fr/?p=641#comment-319</guid>
		<description>Bonjour à toutes et tous,
Je vous communique ci-après mon point de vue, celui d&#039;un Français qui a passé près des 2/3 de sa vie à l&#039;étranger. Bien à vous.
__________

Finalement, pour nous, Français établis hors de France, n’est-ce pas dans le regard des autres que nous nous retrouvons « français », souvent pour les uns, quelquefois pour d’autres ?

1. Mais, qu’est-ce que l’identité nationale ? 

IDENTITE : le grec ταὐτότης passé au latin classique idem ou « le même » a donné en bas latin identitas ou « qualité de ce qui est le même ».
NATION : le latin nasci ou « naître » a donné natio ou « naissance ; ensemble d’individus nés en même temps ou dans le même lieu » puis, en latin médiéval : « élément de l’Etat constitué par le groupement des individus fixé sur un territoire déterminé et soumis à l’autorité d’un même gouvernement ». Devint avec la Révolution française une « Personne juridique constituée par l&#039;ensemble des individus composant l&#039;État, mais distincte de ceux-ci et titulaire du droit subjectif de souveraineté ». Puis, avec Renan en 1882 : « Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n&#039;en font qu&#039;une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L&#039;une est dans le passé, l&#039;autre dans le présent. L&#039;une est la possession en commun d&#039;un riche legs de souvenirs ; l&#039;autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l&#039;héritage qu&#039;on a reçu indivis […] Avoir des gloires communes dans le passé, une volonté commune dans le présent ; avoir fait de grandes choses ensemble, vouloir en faire encore, voilà les conditions essentielles pour être un peuple… »

IDENTITE ET IDENTITE NATIONALE
Au sens policier, l’identité est bien un « ensemble des traits ou caractéristiques qui, au regard de l&#039;état civil, permettent de reconnaître une personne et d&#039;établir son individualité au regard de la loi ». On constate, on vérifie l’identité de quelqu’un, on atteste, on justifie de son identité… « On m’a encore fait décliner mon identité » écrit Camus dans l’Etranger en 1942 ;
Au sens noble – celui qui nous intéresse aujourd’hui -, l’identité nationale est plutôt ce par quoi un ensemble de personnes se reconnaissent ‘les mêmes’ c’est-à-dire : (i) pour le passé, le fameux ‘legs’ de Renan, des femmes ou des hommes qui ont fait l’histoire d’un territoire donné pour certains, des faits historiques et/ou culturels et des valeurs pour la plupart et, (ii) pour l’avenir, un regard dans une même direction comme le dirait Saint-Exupéry, une volonté de continuer à partager et à transmettre les mêmes valeurs, ou encore « certaines conceptions de la vie » chères à Merleau-Ponty (1945).

Reste que, comme l’écrivait Paul Valéry en 1931, « le lien interne qui enchaîne entre eux les individus d’un peuple et les générations entre elles, n’est pas, dans diverses nations de la même nature. Tantôt la race (sic) tantôt la langue, tantôt le territoire, tantôt les souvenirs, tantôt les intérêts instituent diversement l’unité nationale d’une agglomération humaine organisée ».
J’ajoute que, dans une même Nation, le passé de référence, la vision au-delà du regard dans la même direction ou les valeurs à partager et à transmettre peuvent se décliner en un vaste spectre, voire largement diverger ! Il n’est qu’à voir les différences de valeurs d’un bout à l’autre du champ politique raisonnable, sans même aller aux extrêmes, voire aux intégristes.
Pour Mirabeau en 1789, est national ce « qui est issu de la nation, qui la représente ». Pour Veuillot en 1866, c’est ce qui « est adopté comme représentatif par une communauté quelconque ». ‘National’ s’oppose à ‘local’, ‘étranger’ ou à ‘international’. En fait, ce qui caractérise une nation dans sa totalité et la distingue des autres sans pour autant – ce qui serait raciste et xénophobe -, que cela la conduise à se sentir supérieure aux autres. 

2. En quoi, par quoi, est-ce que je me sens Français ?

Lors de mes 40 années de vie à l’étranger, la question m’est souvent venue à l’esprit. En fait, chaque fois que des amis étrangers m’interpellaient par leurs propres réflexions sur, ou évoquant la France, je m’interrogeais pour savoir si, de cette France là, je me sentais. 
J’entends encore ce Chinois peignant des cartes de vœux sur un trottoir de Hong-Kong et qui, à mon très mauvais accent anglais compris que j’étais Français, me dire : « Ha ! Paris, De Gaulle, Brigitte Bardot, VSOP ! ».

Est-ce que je me reconnais dans la ville de Paris ? Oui. Certainement, mais pas seulement. Je me reconnais aussi dans la ville de Berlin ou celle de Hà Nôi ! Par contre, oui, je me reconnais dans une partie de l’histoire de la ville de Paris, celle de la Révolution, de la prise de la Bastille, dans la Commune… Est-ce que cela me fait français ? Pour partie probablement.

Est-ce que je me reconnais en De Gaulle ? Oui. Certainement. Celui de Londres, du gouvernement provisoire d’Alger et de Brazzaville. Mais très peu dans celui de la 5e République. Pas du tout dans celui qui a mis 4 années à mettre fin à la guerre d’Algérie. Pas du tout dans celui qui a « cristallisé » les pensions des anciens combattants d’Afrique ou d’Asie venus défendre nos libertés.

Et en Brigitte Bardot ? Pour partie aussi. Pour les libertés qu’elle a contribué à répandre. Pour les devises qu’elle a rapportées à la France. Mais pas du tout pour l’engagement – certes non exclusif, je le reconnais - qu’elle a mis à défendre certains animaux alors que son aura aurait pu lui permettre de défendre aussi beaucoup d’autres causes humaines.
Et pour le VOSP ? Oui aussi. Je suis heureux que le Cognac si largement apprécié dans le monde ait été mis au point par des Français. Mais pas plus que cela car je me retrouve aussi dans bien d’autres boissons, françaises ou non : cidre, poiré, vin de palme, etc.
Je vais maintenant continuer à illustrer mon propos par quelques exemples relatifs au fameux ’legs’ de Renan puis aux valeurs.

POUR LE PASSE

De quelques grands hommes souvent cités à l’étranger avec une certaine admiration

Je me reconnais en John Toland qui écrivait : « Le Ciel est mon père, la Terre est ma mère, le Monde est ma patrie et tous les hommes sont mes parents. » John Toland (Pantheisticon, Partie I, fin du chap. VIII – 1720). Mais il était irlandais. Celte d’Irlande. Il est vrai que je suis du côté maternel d’ascendance celte. Mais c’est plutôt pour notre vision commune de l’humanité que Toland m’a marqué. J’eusse aimé qu’il fût français ! Mais il demeure aussi bien en France qu’à l’étranger largement inconnu. Voyons deux autres personnages historiques souvent connus et appréciés à l’étranger.

Louis XIV est parfois cité par mes amis. Principalement par ceux qui connaissent le château de Versailles. Si j’ai plaisir à visiter ce palais et ses merveilles, ce n’est certainement pas en hommage à ce Roi né Louis-Dieudonné que je me sens français. Encore moins quand je relis le « Code noir » institué en 1685 qui qualifiait les Nègres de « biens meubles ».
Est-ce que je me reconnais en Napoléon ? Oui pour celui du Code civil et pour de très nombreuses institutions qu’il a conçues et mises en place. Non pour celui du rétablissement de l’esclavage. Non pour celui des guerres napoléoniennes, même si, d’un point de vue purement technique, je lui reconnais de grandes qualités. 

Et en Mitterrand ? Oui pour le symbole qu’il représente : celui de l’arrivée « durable » de la gauche au gouvernement. Oui, surtout, pour ses grands discours internationaux défendant les libertés et les droits de l’Homme, lus, relus et reconnus à l’étranger. Non pour les dérives de son second mandat. 

Plus globalement, oui, je me reconnais dans de grands hommes, de grands auteurs, de grands musiciens, de grands peintres et sculpteurs que me citent et apprécient mes amis étrangers : ceux qui exaltent « les beaux sentiments », ou ceux qui font voir et valoir les idéaux de la République : liberté, égalité, fraternité. Souvent, en Afrique comme en Asie, m’ont été cités Schoelcher, Diderot, Voltaire, Baudelaire, Camus, Hugo, Montesquieu, Ronsard, Sévigné, Sartre, Voltaire… mais aussi Lully, Charpentier, Rameau, Bizet, Fauré ou Debussy… et encore La Tour, Poussin, Watteau, Fragonard, David, Ingres, Corot, Delacroix, Millet, Courbet, Rodin, Monet, Renoir, Matisse…

Mais je me reconnais tout autant dans les grands écrivains, compositeurs, artistes de tous les pays du monde. N’est-ce pas, finalement cela qui fait de moi un Français ? Même si, bien entendu, d’autres citoyens dans le monde sont ouverts à l’universel et si je peux me retrouver en eux.
Je me reconnais par exemple en Lamine Guèye avec sa loi de suppression de l’indigénat ;  en Félix Houphouët-Boigny pour celle d’abolition du travail forcé – toutes deux votées seulement en 1946 - ; dans les 600.000 soldats de l’Empire mobilisés pendant la Grande Guerre (dont les 30.000 tirailleurs dits « sénégalais » incorporés en 1914) ; dans les 620.000 « coloniaux » sous les drapeaux en 1940, dans les 300 tirailleurs africains qui, avec 100 soldats français, prirent Koufra le 2 mars 1941 et dans les 92.000 soldats africains qui participèrent au débarquement !

De quelques grands faits historiques ou culturels souvent cités à l’étranger

Incontestablement, c’est de la Révolution dont on m’a le plus parlé avec admiration à l’étranger. Et, à l’exception de la Terreur, oui, je me reconnais comme héritier de celle-ci. Je me reconnais dans les grands auteurs de la Déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen tout comme dans celle des droits de la femme et de la citoyenne d’Olympe de Gouges malheureusement beaucoup moins connue hors de France. Je me reconnais dans l’abolition des trois ordres et des privilèges. 

Tout comme dans la Commune ou la IIIe République et ses novations visionnaires et universalistes : école gratuite et obligatoire, syndicalisme, liberté de réunion et de presse, séparation des Eglises et de l’Etat, laïcité, mutuelles ; ou encore dans celles du Front populaire : protection sociale et congés payés par exemple.

Par contre je ne me reconnais en aucune manière dans les croisades, la traite des Noirs, les guerres religieuses, la colonisation ou encore dans les théories d’un certain Georges Mauco dont s’inspire notre gouvernement aujourd’hui qui, dès 1932 théorisait en Sorbonne sur le degré « d‘assimilabilité » des étrangers en France. Il est vrai que, de ces faits historiques ou culturels là, mes amis étrangers ne m’ont guère parlés. 
Ce n’est pas cela qui, pour eux, fait la France et son identité nationale.

Nous pourrions encore parler, comme mes amis étranger, de la grande cuisine française. Certes, je m’y reconnais. Dans ses grands plats comme dans ses grands vins. Mais pas plus que dans la grande gastronomie étrangère : kédjénou de Côte d’Ivoire, basi de mil du Mali ou cuisine impériale de Hué, etc.

POUR LES VALEURS

Pour ce qui est des valeurs, c’est probablement ce qui, pour nos amis étrangers, distingue le plus un Français de nombre de citoyens dans le monde, même si, pour certaines, des pays comme les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne sont également souvent honorés. A écouter ces étrangers, nous pouvons ressentir chez eux une légitime envie qui nous communique rapidement une… illégitime fierté !

Illégitime parce que nous ne sommes nullement responsables de l’endroit où nous sommes nés et de nos ancêtres reconnus dans le monde entier. Mais il est vrai qu’un doux plaisir nous envahi lorsque l’on nous parle des ces valeurs : celles des Lumières - la fraternité et l’égalité -, celles de la Révolution – la/les liberté/s et encore l’égalité et la fraternité -, celle de 1936 – la solidarité entre les citoyens et entre les générations…

3. Comment devient-on français ?

Pour conclure, je voudrais m’opposer ici à quelques vues très simplistes entendues sur les ondes ces jours-ci et notamment ceux de monsieur Louis Schweitzer, président de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (HALDE).
Je l’entendais il y a quelques heures répondre à la question « Pour vous, qu’est-ce qu’être français ? ». Feignant de ne pas entendre/comprendre réellement le journaliste, il se positionnait sur le strict plan du droit administratif de la nationalité : pour lui, est Français, celui qui possède une carte d’identité française et qui a le droit de voter ! Un peu court dans le faux-débat en cours ! Outre que cela est juridiquement faux puisque seul le certificat de nationalité française fait réellement foi… encore que… il arrive même que ce document soit contesté !

Dès lors, comment me dire « français » ?

Finalement, c’est peut-être le regard que portent les étrangers sur la France que j’aime – qui prend hélas de sérieux et mauvais coup depuis quelques années -, le fait que je partage largement ce regard bienveillant de nos amis étrangers, l’idée que je souhaite que la France continue à donner cette image là – celle de la Révolution, celle des Droits de l’Homme, celle d’une terre d’asile, celle des « beaux sentiments » … - ma volonté de contribuer modestement à faire partager et à transmettre cette image et ces valeurs – sans la moindre ambition de domination par rapport à d’autres « conceptions de vie » - qui font que je puisse me dire français et heureux de l’être, tout comme chacun sur terre peut se dire fier de ses racines. 

J’admets même que des étrangers partageant ces idées puissent se dire « français ». 
Mais sans plus. Car je me sens et je me dis aussi et peut-être même plus souvent encore « citoyen du monde » car j’aime à partager avec beaucoup de mes amis étrangers d’autres valeurs que j’estime aussi contribuer et atteindre à l’universel.

Et que faire pour que les migrants en France qui le souhaitent, deviennent également « français » ?

Le phénomène migratoire n’est qu’une conséquence de la mondialisation, des droits proclamés par la Déclaration universelle des droits de l’Homme et de la légitime ambition des migrants d’améliorer leur sort et celui de leurs familles. 

Si l’on admet avec moi que « le développement “humain“ est le processus d’élargissement de la gamme des choix accessibles à chaque être humain », faciliter le parcours de ceux qui souhaitent devenir des Français est une autre valeur relevant de la pure tradition de notre pays. Il convient donc de tout mettre en œuvre pour satisfaire à cette obligation.

Parmi de nombreuses mesures imaginables, je privilégierais celles ci-après, simplement listées  , qui, selon moi, devraient être constituées en Grande cause nationale.

1. Après les avoir désertées, la République doit réinvestir les banlieues.
2. Elle doit concrètement favoriser la mixité et la diversité sociales, y compris dans les logements sociaux et dans les écoles publiques.
3. Elle doit favoriser l’accès au logement des moins défavorisés.
4. Elle doit recréer la DATAR et relancer l’emploi dans les banlieues.
5. Elle doit lancer une « Charte de la diversité » engageant les entreprises signataires dans un combat pour la diversité.
6. Elle doit développer des séminaires d’intégration des migrants comportant une initiation à notre histoire, celle qui explique les valeurs qui réunissent la plupart des Français, issues des luttes contre les guerres de religion et des combats de la Révolution française y compris Olympe de Gouges, de la Commune y compris Louis Michel, de la IIIe République, du Front populaire et de la Résistance.
7. Elle doit intégrer la diversité au sein des commandements des forces de sécurité et interdire les contrôles d’identité non judiciaires.
8. Elle doit promouvoir la diversité à tous les niveaux au sein des partis, syndicats et associations et de la représentation politique (cf. les bonnes pratiques de certains pays plus au Nord).
9. Elle doit désenclaver les banlieues des grandes villes françaises.
10. Elle doit redonner des moyens indépendants à la Justice pour que celle-ci soit juste, juste pour tous.
11. Elle doit partout et toujours, inviter à l’Universel, à l’école comme dans les médias.
12. Elle doit faciliter la participation des migrants à la vie de leur commune.
13. Elle doit, pour ceux qui désirent s’intégrer dans notre citoyenneté, faciliter les naturalisations.
14. Elle doit marquer une opposition ferme dans les enceintes européennes et internationales aux tentatives de certains de mettre en cause l’universalité et l’inaliénabilité des droits de l’Homme.
15. A l’immigration choisie, elle doit préférée l’immigration désirée, désirée par les migrants comme pour les accueillants.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour à toutes et tous,<br />
Je vous communique ci-après mon point de vue, celui d&#8217;un Français qui a passé près des 2/3 de sa vie à l&#8217;étranger. Bien à vous.<br />
__________</p>
<p>Finalement, pour nous, Français établis hors de France, n’est-ce pas dans le regard des autres que nous nous retrouvons « français », souvent pour les uns, quelquefois pour d’autres ?</p>
<p>1. Mais, qu’est-ce que l’identité nationale ? </p>
<p>IDENTITE : le grec ταὐτότης passé au latin classique idem ou « le même » a donné en bas latin identitas ou « qualité de ce qui est le même ».<br />
NATION : le latin nasci ou « naître » a donné natio ou « naissance ; ensemble d’individus nés en même temps ou dans le même lieu » puis, en latin médiéval : « élément de l’Etat constitué par le groupement des individus fixé sur un territoire déterminé et soumis à l’autorité d’un même gouvernement ». Devint avec la Révolution française une « Personne juridique constituée par l&#8217;ensemble des individus composant l&#8217;État, mais distincte de ceux-ci et titulaire du droit subjectif de souveraineté ». Puis, avec Renan en 1882 : « Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n&#8217;en font qu&#8217;une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L&#8217;une est dans le passé, l&#8217;autre dans le présent. L&#8217;une est la possession en commun d&#8217;un riche legs de souvenirs ; l&#8217;autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l&#8217;héritage qu&#8217;on a reçu indivis […] Avoir des gloires communes dans le passé, une volonté commune dans le présent ; avoir fait de grandes choses ensemble, vouloir en faire encore, voilà les conditions essentielles pour être un peuple… »</p>
<p>IDENTITE ET IDENTITE NATIONALE<br />
Au sens policier, l’identité est bien un « ensemble des traits ou caractéristiques qui, au regard de l&#8217;état civil, permettent de reconnaître une personne et d&#8217;établir son individualité au regard de la loi ». On constate, on vérifie l’identité de quelqu’un, on atteste, on justifie de son identité… « On m’a encore fait décliner mon identité » écrit Camus dans l’Etranger en 1942 ;<br />
Au sens noble – celui qui nous intéresse aujourd’hui -, l’identité nationale est plutôt ce par quoi un ensemble de personnes se reconnaissent ‘les mêmes’ c’est-à-dire : (i) pour le passé, le fameux ‘legs’ de Renan, des femmes ou des hommes qui ont fait l’histoire d’un territoire donné pour certains, des faits historiques et/ou culturels et des valeurs pour la plupart et, (ii) pour l’avenir, un regard dans une même direction comme le dirait Saint-Exupéry, une volonté de continuer à partager et à transmettre les mêmes valeurs, ou encore « certaines conceptions de la vie » chères à Merleau-Ponty (1945).</p>
<p>Reste que, comme l’écrivait Paul Valéry en 1931, « le lien interne qui enchaîne entre eux les individus d’un peuple et les générations entre elles, n’est pas, dans diverses nations de la même nature. Tantôt la race (sic) tantôt la langue, tantôt le territoire, tantôt les souvenirs, tantôt les intérêts instituent diversement l’unité nationale d’une agglomération humaine organisée ».<br />
J’ajoute que, dans une même Nation, le passé de référence, la vision au-delà du regard dans la même direction ou les valeurs à partager et à transmettre peuvent se décliner en un vaste spectre, voire largement diverger ! Il n’est qu’à voir les différences de valeurs d’un bout à l’autre du champ politique raisonnable, sans même aller aux extrêmes, voire aux intégristes.<br />
Pour Mirabeau en 1789, est national ce « qui est issu de la nation, qui la représente ». Pour Veuillot en 1866, c’est ce qui « est adopté comme représentatif par une communauté quelconque ». ‘National’ s’oppose à ‘local’, ‘étranger’ ou à ‘international’. En fait, ce qui caractérise une nation dans sa totalité et la distingue des autres sans pour autant – ce qui serait raciste et xénophobe -, que cela la conduise à se sentir supérieure aux autres. </p>
<p>2. En quoi, par quoi, est-ce que je me sens Français ?</p>
<p>Lors de mes 40 années de vie à l’étranger, la question m’est souvent venue à l’esprit. En fait, chaque fois que des amis étrangers m’interpellaient par leurs propres réflexions sur, ou évoquant la France, je m’interrogeais pour savoir si, de cette France là, je me sentais.<br />
J’entends encore ce Chinois peignant des cartes de vœux sur un trottoir de Hong-Kong et qui, à mon très mauvais accent anglais compris que j’étais Français, me dire : « Ha ! Paris, De Gaulle, Brigitte Bardot, VSOP ! ».</p>
<p>Est-ce que je me reconnais dans la ville de Paris ? Oui. Certainement, mais pas seulement. Je me reconnais aussi dans la ville de Berlin ou celle de Hà Nôi ! Par contre, oui, je me reconnais dans une partie de l’histoire de la ville de Paris, celle de la Révolution, de la prise de la Bastille, dans la Commune… Est-ce que cela me fait français ? Pour partie probablement.</p>
<p>Est-ce que je me reconnais en De Gaulle ? Oui. Certainement. Celui de Londres, du gouvernement provisoire d’Alger et de Brazzaville. Mais très peu dans celui de la 5e République. Pas du tout dans celui qui a mis 4 années à mettre fin à la guerre d’Algérie. Pas du tout dans celui qui a « cristallisé » les pensions des anciens combattants d’Afrique ou d’Asie venus défendre nos libertés.</p>
<p>Et en Brigitte Bardot ? Pour partie aussi. Pour les libertés qu’elle a contribué à répandre. Pour les devises qu’elle a rapportées à la France. Mais pas du tout pour l’engagement – certes non exclusif, je le reconnais &#8211; qu’elle a mis à défendre certains animaux alors que son aura aurait pu lui permettre de défendre aussi beaucoup d’autres causes humaines.<br />
Et pour le VOSP ? Oui aussi. Je suis heureux que le Cognac si largement apprécié dans le monde ait été mis au point par des Français. Mais pas plus que cela car je me retrouve aussi dans bien d’autres boissons, françaises ou non : cidre, poiré, vin de palme, etc.<br />
Je vais maintenant continuer à illustrer mon propos par quelques exemples relatifs au fameux ’legs’ de Renan puis aux valeurs.</p>
<p>POUR LE PASSE</p>
<p>De quelques grands hommes souvent cités à l’étranger avec une certaine admiration</p>
<p>Je me reconnais en John Toland qui écrivait : « Le Ciel est mon père, la Terre est ma mère, le Monde est ma patrie et tous les hommes sont mes parents. » John Toland (Pantheisticon, Partie I, fin du chap. VIII – 1720). Mais il était irlandais. Celte d’Irlande. Il est vrai que je suis du côté maternel d’ascendance celte. Mais c’est plutôt pour notre vision commune de l’humanité que Toland m’a marqué. J’eusse aimé qu’il fût français ! Mais il demeure aussi bien en France qu’à l’étranger largement inconnu. Voyons deux autres personnages historiques souvent connus et appréciés à l’étranger.</p>
<p>Louis XIV est parfois cité par mes amis. Principalement par ceux qui connaissent le château de Versailles. Si j’ai plaisir à visiter ce palais et ses merveilles, ce n’est certainement pas en hommage à ce Roi né Louis-Dieudonné que je me sens français. Encore moins quand je relis le « Code noir » institué en 1685 qui qualifiait les Nègres de « biens meubles ».<br />
Est-ce que je me reconnais en Napoléon ? Oui pour celui du Code civil et pour de très nombreuses institutions qu’il a conçues et mises en place. Non pour celui du rétablissement de l’esclavage. Non pour celui des guerres napoléoniennes, même si, d’un point de vue purement technique, je lui reconnais de grandes qualités. </p>
<p>Et en Mitterrand ? Oui pour le symbole qu’il représente : celui de l’arrivée « durable » de la gauche au gouvernement. Oui, surtout, pour ses grands discours internationaux défendant les libertés et les droits de l’Homme, lus, relus et reconnus à l’étranger. Non pour les dérives de son second mandat. </p>
<p>Plus globalement, oui, je me reconnais dans de grands hommes, de grands auteurs, de grands musiciens, de grands peintres et sculpteurs que me citent et apprécient mes amis étrangers : ceux qui exaltent « les beaux sentiments », ou ceux qui font voir et valoir les idéaux de la République : liberté, égalité, fraternité. Souvent, en Afrique comme en Asie, m’ont été cités Schoelcher, Diderot, Voltaire, Baudelaire, Camus, Hugo, Montesquieu, Ronsard, Sévigné, Sartre, Voltaire… mais aussi Lully, Charpentier, Rameau, Bizet, Fauré ou Debussy… et encore La Tour, Poussin, Watteau, Fragonard, David, Ingres, Corot, Delacroix, Millet, Courbet, Rodin, Monet, Renoir, Matisse…</p>
<p>Mais je me reconnais tout autant dans les grands écrivains, compositeurs, artistes de tous les pays du monde. N’est-ce pas, finalement cela qui fait de moi un Français ? Même si, bien entendu, d’autres citoyens dans le monde sont ouverts à l’universel et si je peux me retrouver en eux.<br />
Je me reconnais par exemple en Lamine Guèye avec sa loi de suppression de l’indigénat ;  en Félix Houphouët-Boigny pour celle d’abolition du travail forcé – toutes deux votées seulement en 1946 &#8211; ; dans les 600.000 soldats de l’Empire mobilisés pendant la Grande Guerre (dont les 30.000 tirailleurs dits « sénégalais » incorporés en 1914) ; dans les 620.000 « coloniaux » sous les drapeaux en 1940, dans les 300 tirailleurs africains qui, avec 100 soldats français, prirent Koufra le 2 mars 1941 et dans les 92.000 soldats africains qui participèrent au débarquement !</p>
<p>De quelques grands faits historiques ou culturels souvent cités à l’étranger</p>
<p>Incontestablement, c’est de la Révolution dont on m’a le plus parlé avec admiration à l’étranger. Et, à l’exception de la Terreur, oui, je me reconnais comme héritier de celle-ci. Je me reconnais dans les grands auteurs de la Déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen tout comme dans celle des droits de la femme et de la citoyenne d’Olympe de Gouges malheureusement beaucoup moins connue hors de France. Je me reconnais dans l’abolition des trois ordres et des privilèges. </p>
<p>Tout comme dans la Commune ou la IIIe République et ses novations visionnaires et universalistes : école gratuite et obligatoire, syndicalisme, liberté de réunion et de presse, séparation des Eglises et de l’Etat, laïcité, mutuelles ; ou encore dans celles du Front populaire : protection sociale et congés payés par exemple.</p>
<p>Par contre je ne me reconnais en aucune manière dans les croisades, la traite des Noirs, les guerres religieuses, la colonisation ou encore dans les théories d’un certain Georges Mauco dont s’inspire notre gouvernement aujourd’hui qui, dès 1932 théorisait en Sorbonne sur le degré « d‘assimilabilité » des étrangers en France. Il est vrai que, de ces faits historiques ou culturels là, mes amis étrangers ne m’ont guère parlés.<br />
Ce n’est pas cela qui, pour eux, fait la France et son identité nationale.</p>
<p>Nous pourrions encore parler, comme mes amis étranger, de la grande cuisine française. Certes, je m’y reconnais. Dans ses grands plats comme dans ses grands vins. Mais pas plus que dans la grande gastronomie étrangère : kédjénou de Côte d’Ivoire, basi de mil du Mali ou cuisine impériale de Hué, etc.</p>
<p>POUR LES VALEURS</p>
<p>Pour ce qui est des valeurs, c’est probablement ce qui, pour nos amis étrangers, distingue le plus un Français de nombre de citoyens dans le monde, même si, pour certaines, des pays comme les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne sont également souvent honorés. A écouter ces étrangers, nous pouvons ressentir chez eux une légitime envie qui nous communique rapidement une… illégitime fierté !</p>
<p>Illégitime parce que nous ne sommes nullement responsables de l’endroit où nous sommes nés et de nos ancêtres reconnus dans le monde entier. Mais il est vrai qu’un doux plaisir nous envahi lorsque l’on nous parle des ces valeurs : celles des Lumières &#8211; la fraternité et l’égalité -, celles de la Révolution – la/les liberté/s et encore l’égalité et la fraternité -, celle de 1936 – la solidarité entre les citoyens et entre les générations…</p>
<p>3. Comment devient-on français ?</p>
<p>Pour conclure, je voudrais m’opposer ici à quelques vues très simplistes entendues sur les ondes ces jours-ci et notamment ceux de monsieur Louis Schweitzer, président de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (HALDE).<br />
Je l’entendais il y a quelques heures répondre à la question « Pour vous, qu’est-ce qu’être français ? ». Feignant de ne pas entendre/comprendre réellement le journaliste, il se positionnait sur le strict plan du droit administratif de la nationalité : pour lui, est Français, celui qui possède une carte d’identité française et qui a le droit de voter ! Un peu court dans le faux-débat en cours ! Outre que cela est juridiquement faux puisque seul le certificat de nationalité française fait réellement foi… encore que… il arrive même que ce document soit contesté !</p>
<p>Dès lors, comment me dire « français » ?</p>
<p>Finalement, c’est peut-être le regard que portent les étrangers sur la France que j’aime – qui prend hélas de sérieux et mauvais coup depuis quelques années -, le fait que je partage largement ce regard bienveillant de nos amis étrangers, l’idée que je souhaite que la France continue à donner cette image là – celle de la Révolution, celle des Droits de l’Homme, celle d’une terre d’asile, celle des « beaux sentiments » … &#8211; ma volonté de contribuer modestement à faire partager et à transmettre cette image et ces valeurs – sans la moindre ambition de domination par rapport à d’autres « conceptions de vie » &#8211; qui font que je puisse me dire français et heureux de l’être, tout comme chacun sur terre peut se dire fier de ses racines. </p>
<p>J’admets même que des étrangers partageant ces idées puissent se dire « français ».<br />
Mais sans plus. Car je me sens et je me dis aussi et peut-être même plus souvent encore « citoyen du monde » car j’aime à partager avec beaucoup de mes amis étrangers d’autres valeurs que j’estime aussi contribuer et atteindre à l’universel.</p>
<p>Et que faire pour que les migrants en France qui le souhaitent, deviennent également « français » ?</p>
<p>Le phénomène migratoire n’est qu’une conséquence de la mondialisation, des droits proclamés par la Déclaration universelle des droits de l’Homme et de la légitime ambition des migrants d’améliorer leur sort et celui de leurs familles. </p>
<p>Si l’on admet avec moi que « le développement “humain“ est le processus d’élargissement de la gamme des choix accessibles à chaque être humain », faciliter le parcours de ceux qui souhaitent devenir des Français est une autre valeur relevant de la pure tradition de notre pays. Il convient donc de tout mettre en œuvre pour satisfaire à cette obligation.</p>
<p>Parmi de nombreuses mesures imaginables, je privilégierais celles ci-après, simplement listées  , qui, selon moi, devraient être constituées en Grande cause nationale.</p>
<p>1. Après les avoir désertées, la République doit réinvestir les banlieues.<br />
2. Elle doit concrètement favoriser la mixité et la diversité sociales, y compris dans les logements sociaux et dans les écoles publiques.<br />
3. Elle doit favoriser l’accès au logement des moins défavorisés.<br />
4. Elle doit recréer la DATAR et relancer l’emploi dans les banlieues.<br />
5. Elle doit lancer une « Charte de la diversité » engageant les entreprises signataires dans un combat pour la diversité.<br />
6. Elle doit développer des séminaires d’intégration des migrants comportant une initiation à notre histoire, celle qui explique les valeurs qui réunissent la plupart des Français, issues des luttes contre les guerres de religion et des combats de la Révolution française y compris Olympe de Gouges, de la Commune y compris Louis Michel, de la IIIe République, du Front populaire et de la Résistance.<br />
7. Elle doit intégrer la diversité au sein des commandements des forces de sécurité et interdire les contrôles d’identité non judiciaires.<br />
8. Elle doit promouvoir la diversité à tous les niveaux au sein des partis, syndicats et associations et de la représentation politique (cf. les bonnes pratiques de certains pays plus au Nord).<br />
9. Elle doit désenclaver les banlieues des grandes villes françaises.<br />
10. Elle doit redonner des moyens indépendants à la Justice pour que celle-ci soit juste, juste pour tous.<br />
11. Elle doit partout et toujours, inviter à l’Universel, à l’école comme dans les médias.<br />
12. Elle doit faciliter la participation des migrants à la vie de leur commune.<br />
13. Elle doit, pour ceux qui désirent s’intégrer dans notre citoyenneté, faciliter les naturalisations.<br />
14. Elle doit marquer une opposition ferme dans les enceintes européennes et internationales aux tentatives de certains de mettre en cause l’universalité et l’inaliénabilité des droits de l’Homme.<br />
15. A l’immigration choisie, elle doit préférée l’immigration désirée, désirée par les migrants comme pour les accueillants.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : jean-Pierre</title>
		<link>http://laboratoiredesidees.parti-socialiste.fr/index.php/2009/11/introduction-au-debat-sur-la-nation-la-france-et-nous-tribune-de-christian-paul/comment-page-1/#comment-317</link>
		<dc:creator>jean-Pierre</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Jan 2010 19:10:15 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.laboratoire-des-idees.fr/?p=641#comment-317</guid>
		<description>Madame, monsieur

J’ai bien noté la proposition du PS de donner le droit de vote aux Étrangers au moins pour les élections locales. Il ne me semble pas que cette attitude réponde aux attentes ni de nos concitoyens ni des personnes étrangères. Nos concitoyens les plus pauvres se voient de jour en jour fragilisés, tous leurs droits sociaux étant peu à peu rognés. Ainsi le seul droit qui leur restera bientôt se résumera à leur droit de vote. Le proposer pour les étrangers reviendrait à  les priver de leur seul droit restant, d’où une immense hostilité de leur part et donc un déplacement conséquent de l’électorat populaire vers la droite de M Sarkozy.  Quant aux étrangers, qu’ont-ils affaire d’élire des représentants ? déjà Les Français s’en moquent. Pourquoi s’en soucieraient-ils davantage ? Il me semble que vous devriez plutôt proposer le maintien des 35 heures, voire une nouvelle diminution du temps de travail, vous montrer offensif sur le terrain social, pour la promotion du modèle français et son rayonnement à l’étranger.  Une idée que je vous soumets : on fait la chasse aux pédophiles qui vont louer les services sexuels de mineurs à l’étranger parce que ce serait illégal en France, pourquoi ne pas infliger des amendes aux importateurs qui font venir en France des marchandises produites à l’extérieur  dans des conditions de travail qui seraient illégales chez nous ?
Cordialement</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Madame, monsieur</p>
<p>J’ai bien noté la proposition du PS de donner le droit de vote aux Étrangers au moins pour les élections locales. Il ne me semble pas que cette attitude réponde aux attentes ni de nos concitoyens ni des personnes étrangères. Nos concitoyens les plus pauvres se voient de jour en jour fragilisés, tous leurs droits sociaux étant peu à peu rognés. Ainsi le seul droit qui leur restera bientôt se résumera à leur droit de vote. Le proposer pour les étrangers reviendrait à  les priver de leur seul droit restant, d’où une immense hostilité de leur part et donc un déplacement conséquent de l’électorat populaire vers la droite de M Sarkozy.  Quant aux étrangers, qu’ont-ils affaire d’élire des représentants ? déjà Les Français s’en moquent. Pourquoi s’en soucieraient-ils davantage ? Il me semble que vous devriez plutôt proposer le maintien des 35 heures, voire une nouvelle diminution du temps de travail, vous montrer offensif sur le terrain social, pour la promotion du modèle français et son rayonnement à l’étranger.  Une idée que je vous soumets : on fait la chasse aux pédophiles qui vont louer les services sexuels de mineurs à l’étranger parce que ce serait illégal en France, pourquoi ne pas infliger des amendes aux importateurs qui font venir en France des marchandises produites à l’extérieur  dans des conditions de travail qui seraient illégales chez nous ?<br />
Cordialement</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Caro 971</title>
		<link>http://laboratoiredesidees.parti-socialiste.fr/index.php/2009/11/introduction-au-debat-sur-la-nation-la-france-et-nous-tribune-de-christian-paul/comment-page-1/#comment-148</link>
		<dc:creator>Caro 971</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Dec 2009 16:42:28 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.laboratoire-des-idees.fr/?p=641#comment-148</guid>
		<description>Sondage et identité nationale.

Puisque la tournure que le gouvernement et les médias donnent au débat ne convient pas à 50% des personnes interrogées, je propose que chacun d&#039;entre nous et en particulier les parlementaires de la gauche, nous prennent les choses en main. Puisque le débat semble circonscrit à l&#039;islam et à la burqa, nous pourrions au contraire l&#039;ouvrir chacun dans les domaines d&#039;activités qui nous intéresse. Ouvrons le débat sur la culture, ouvrons le débat sur l&#039;histoire, ... 

Moi, je propose que chaque français sache qui était Aimé Césaire, que l&#039;histoire des Départements d&#039;Outre mer soit inscrite dans les programmes nationaux.

Puisque le sondage dit que la moitié des sondés ne sont pas satisfaits de la tournure des débats, les médias doivent logiquement procéder à une remise en question de leur pratique. En effet, c&#039;est nous qui à travers la redevance et les impôts les subventionnons. Il serait donc souhaitable qu&#039;ils tiennent compte de l&#039;opinion de la population...

Je souhaite Que le débat se poursuive ! 

Ainsi les départements d&#039;outre-mer, Guadeloupe, Martinique et Guyane pouront-ils peut-être enfin avoir leur débat, car ils ont été ETRANGEMENT oubliés. On trouve même sur le site officiel des débats tenus à St-Martin dans la rubrique Guadeloupe. Alors que, depuis 2007, St-Martin est une collectivité indépendante de la Guadeloupe. 
Bravo, l&#039;identité nationale, il y a encore du boulot et de l&#039;ordre à mettre dans ce site. C&#039;est peut-être cela notre problème d&#039;identité nationale, trop de sites officiels propagent la confusion et l&#039;amalgame. Comme sur le site de &quot;France Télévision&quot; où les journaux télévisés des Départements d&#039;Outre-mer sont associés à l&#039;Afrique et non à la France ...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Sondage et identité nationale.</p>
<p>Puisque la tournure que le gouvernement et les médias donnent au débat ne convient pas à 50% des personnes interrogées, je propose que chacun d&#8217;entre nous et en particulier les parlementaires de la gauche, nous prennent les choses en main. Puisque le débat semble circonscrit à l&#8217;islam et à la burqa, nous pourrions au contraire l&#8217;ouvrir chacun dans les domaines d&#8217;activités qui nous intéresse. Ouvrons le débat sur la culture, ouvrons le débat sur l&#8217;histoire, &#8230; </p>
<p>Moi, je propose que chaque français sache qui était Aimé Césaire, que l&#8217;histoire des Départements d&#8217;Outre mer soit inscrite dans les programmes nationaux.</p>
<p>Puisque le sondage dit que la moitié des sondés ne sont pas satisfaits de la tournure des débats, les médias doivent logiquement procéder à une remise en question de leur pratique. En effet, c&#8217;est nous qui à travers la redevance et les impôts les subventionnons. Il serait donc souhaitable qu&#8217;ils tiennent compte de l&#8217;opinion de la population&#8230;</p>
<p>Je souhaite Que le débat se poursuive ! </p>
<p>Ainsi les départements d&#8217;outre-mer, Guadeloupe, Martinique et Guyane pouront-ils peut-être enfin avoir leur débat, car ils ont été ETRANGEMENT oubliés. On trouve même sur le site officiel des débats tenus à St-Martin dans la rubrique Guadeloupe. Alors que, depuis 2007, St-Martin est une collectivité indépendante de la Guadeloupe.<br />
Bravo, l&#8217;identité nationale, il y a encore du boulot et de l&#8217;ordre à mettre dans ce site. C&#8217;est peut-être cela notre problème d&#8217;identité nationale, trop de sites officiels propagent la confusion et l&#8217;amalgame. Comme sur le site de &laquo;&nbsp;France Télévision&nbsp;&raquo; où les journaux télévisés des Départements d&#8217;Outre-mer sont associés à l&#8217;Afrique et non à la France &#8230;</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : colinne</title>
		<link>http://laboratoiredesidees.parti-socialiste.fr/index.php/2009/11/introduction-au-debat-sur-la-nation-la-france-et-nous-tribune-de-christian-paul/comment-page-1/#comment-139</link>
		<dc:creator>colinne</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Dec 2009 14:09:47 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.laboratoire-des-idees.fr/?p=641#comment-139</guid>
		<description>c&#039;est pour ça que j&#039;aime bien le titre&quot;la France qu&#039;on aime &quot; même s&#039;il est bien sûr que nous allons tolérer ceux qui nous gâchent la vie et pas les éradiquer ; comme dirait Robespierre &quot;nous les forcerons à être vertueux&quot; ; nous les amènerons à verser des impôts pour construire les services publics ; je suis sûre que l&#039;immense majorité des français aimerait avoir le temps et les moyens de se cultiver, d&#039;aller au théâtre ; pour moi une nation c&#039;est l&#039;organisation sociale des pays de l&#039;Est moins la police politique ; la culture, le sport, la santé, l&#039;éducation, l&#039;alimentation et le logement pour tous ; pour moi la France que j&#039;aime c&#039;est les cortèges monumentaux aux obsèques de Victor Hugo et les champs-élysées au lendemain de la coupe du monde 98;  pour moi c&#039;est le modèle auxquels certains étrangers continuent de croire de chez eux avant de venir ici ; un pays qui s&#039;indigne, qui accueille et qui aide à préparer les libérations
je plains les pauvres américanisés et ceux qui voudraient résister mais qui sont épuisés
je salue tous ceux qui ne se résignent pas et ceux qui essayent de vivre chez nous ; que ça devienne chez eux
je dis que ceux qui font honte à l&#039;identité nationale, ce sont ceux qui rêvent de ne plus partager leurs sous avec leurs concitoyens ; ceux qui veulent leurs écoles, leurs cliniques, leurs quartiers derrière des murs
nous les forcerons à redevenir nos cousins, fraternité ; nous baisserons les salaires les plus hauts et augmenterons les salaires les plus bas, égalité
chacun sera libre de se payer une soirée au théâtre ou au stade, liberté</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>c&#8217;est pour ça que j&#8217;aime bien le titre&nbsp;&raquo;la France qu&#8217;on aime &nbsp;&raquo; même s&#8217;il est bien sûr que nous allons tolérer ceux qui nous gâchent la vie et pas les éradiquer ; comme dirait Robespierre &laquo;&nbsp;nous les forcerons à être vertueux&nbsp;&raquo; ; nous les amènerons à verser des impôts pour construire les services publics ; je suis sûre que l&#8217;immense majorité des français aimerait avoir le temps et les moyens de se cultiver, d&#8217;aller au théâtre ; pour moi une nation c&#8217;est l&#8217;organisation sociale des pays de l&#8217;Est moins la police politique ; la culture, le sport, la santé, l&#8217;éducation, l&#8217;alimentation et le logement pour tous ; pour moi la France que j&#8217;aime c&#8217;est les cortèges monumentaux aux obsèques de Victor Hugo et les champs-élysées au lendemain de la coupe du monde 98;  pour moi c&#8217;est le modèle auxquels certains étrangers continuent de croire de chez eux avant de venir ici ; un pays qui s&#8217;indigne, qui accueille et qui aide à préparer les libérations<br />
je plains les pauvres américanisés et ceux qui voudraient résister mais qui sont épuisés<br />
je salue tous ceux qui ne se résignent pas et ceux qui essayent de vivre chez nous ; que ça devienne chez eux<br />
je dis que ceux qui font honte à l&#8217;identité nationale, ce sont ceux qui rêvent de ne plus partager leurs sous avec leurs concitoyens ; ceux qui veulent leurs écoles, leurs cliniques, leurs quartiers derrière des murs<br />
nous les forcerons à redevenir nos cousins, fraternité ; nous baisserons les salaires les plus hauts et augmenterons les salaires les plus bas, égalité<br />
chacun sera libre de se payer une soirée au théâtre ou au stade, liberté</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : patrick kaplanian</title>
		<link>http://laboratoiredesidees.parti-socialiste.fr/index.php/2009/11/introduction-au-debat-sur-la-nation-la-france-et-nous-tribune-de-christian-paul/comment-page-1/#comment-136</link>
		<dc:creator>patrick kaplanian</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Dec 2009 08:40:24 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.laboratoire-des-idees.fr/?p=641#comment-136</guid>
		<description>Voici mon troisième et dernier texte sur l’identité nationale. Les trois textes ont été présentés sur le journal en ligne Agoravox. Le premier a suscité 60 réactions, le second 230 et le troisième 110. A comparer avec le nombre impressionnant de réactions que l’on trouve ici.



L’identité nationale : le vrai problème c’est l’américanisation (suite)

Dans mon article précédent (http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-identite-nationale-le-vrai-65640#forum2337248) j’essayais de démontrer que l’identité nationale et l’immigration étaient deux problèmes différents. J’essayais ensuite de trouver un fondement à cette identité.
Le danger que représentent pour l’identité française une invasion de musulmans qui ne s’intègrent pas ne saurait servir de définition de l’identité française. 

Je n’ai pas changé d’avis : quelque soit le danger que représente l’islam en France dénoncer ce danger ne saurait servir de réponse à la question de l’identité. Imaginons un professeur de sciences naturelles qui demande à ses élèves de définir le mouton. Réponse de l’élève : « mais les ours sont dangereux : ils attaquent les troupeaux de moutons ; il faut donc les éradiquer. » Or, même si cette dernière assertion est exacte, elle n’est pas une réponse à la question. Dans ce débat aussi. La question est : qu’est-ce qu’un Français ? Qu’est-ce qu’être français ?
L’attitude de ceux qui ostracisent l’islam appelle deux commentaires. 

Le premier est que ce rejet de l’islam est général. Cela va du rejet violent et viscéral des Lepénistes à une attitude plus modérée du style « s’ils veulent voiler leurs femmes c’est leur problème du moment qu’ils me foutent la paix ». Mais personne en France, personne, même les plus modérés, n’est attiré par les idées de l’islam. Or, il n’y a danger pour une identité nationale que lorsque la population est attirée par des idées étrangères : changement de langue, conversion à une nouvelle religion, etc. Ainsi lorsque les Gaulois commencèrent à parler latin, à imiter les mœurs des Romains, etc.
Pour illustrer mon point de vue je vais donner un exemple : un début de christianisation au Japon :

En août 1550, saint François-Xavier débarque au Japon. Les conversions débutent puis s’accélèrent. Les années qui vont de 1601 à 1613 voient même une véritable expansion de l&#039;Église. À Nagasaki, siège de l&#039;évêque, la cathédrale de l&#039;Assomption est achevée en 1602 ; quarante mille catholiques et onze églises font de la ville une « petite Rome ». Arima (une autre ville) possède un séminaire et un collège qui compte une quarantaine d&#039;étudiants en 1607. À Kyoto, sept prêtres administrent en moyenne cinq mille baptêmes par an. Bref le catholicisme se répand comme une trainée de poudre. Oui il y avait bien danger pour l’identité japonaise faite d’une symbiose de bouddhisme et de shintoïsme. Le pouvoir finit par en prendre conscience.

Un édit de 1614 a pour but la suppression pure et simple du catholicisme. Les daimyos (gouverneurs) locaux doivent renvoyer tous les missionnaires sur Nagasaki, puis de là vers Macao ; les chrétiens japonais doivent abjurer et retourner aux religions nationales. Ce texte en quinze articles est apposé dans tous les temples, lesquels donnent à leurs adeptes des certificats prouvant qu&#039;ils ne sont pas chrétiens. Au cours de l&#039;année 1614, soixante-deux jésuites sont embarqués sur un navire portugais.
A partir de 1623, le shogun (premier ministre) ferme le pays de manière presque complète et soumet les chrétiens à la répression la plus farouche. Les martyres se succèdent : à Yedo, en 1623, deux missionnaires et quarante-huit chrétiens sont brûlés ; en 1624 ont lieu des exécutions massives, qui font deux cents victimes ; les chrétiens sont systématiquement privés de leur emploi ou de leurs biens. Le daimyo d&#039;Arima entreprend une campagne d&#039;extermination et met au point de nouveaux types de torture.
L&#039;Église japonaise est décapitée : en 1638, cinq religieux jésuites et franciscains restés cachés dans l’archipel sont arrêtés et torturés. La fermeture du pays est pratiquement intégrale entre 1639 et 1854. 
En même temps sévit une véritable réaction en matière culturelle. Les livres sortis de l&#039;ancienne imprimerie jésuite sont systématiquement détruits ; à partir de 1630, les livres composés en chinois par des missionnaires jésuites de Chine  sont interdits sur le sol japonais, et comme certains lettrés continuent à les lire, un décret de 1658 précise que quiconque importera ces ouvrages sera mis à mort. La « chasse aux livres » complète et parfois même remplace la chasse aux chrétiens. 
Le Japon manque de livres, en particulier concernant les sciences occidentales. Ces dernières repénètrent au Japon grâce aux vaisseaux de la  compagnie néerlandaise des Indes orientales. Des ouvrages de science et de technologie, le plus souvent composés par des auteurs allemands ou néerlandais, parviennent de manière clandestine à Nagasaki à la fin du XVIIe siècle. Au XVIIIe siècle, les autorités tolèrent ces ouvrages, à condition bien sûr que tout prosélytisme en soit absent. 
(Pour tous renseignements :
http://www.clio.fr/bibliotheque/Le_christianisme_au_Japon_des_origines_a_Meiji.asp

http://www.newadvent.org/cathen/10667c.htm)

Tout ceci pour comparer avec la France d’aujourd’hui. Il n’y aurait danger pour l’identité nationale que si les Français « de souche » se convertissaient à l’islam. Or ce n’est pas le cas, loin de là : c’est même le contraire : un rejet total viscéral et massif et cela dans toutes les couches de la société. Donc l’islam ne représente pas un danger pour l’identité nationale. 40000 chrétiens à Nagasaki, principal port d’accès au sud du Japon (dont la population était passée de 2500 habitants à 25 000 entre 1575 et 1600) c’est énorme. C’est comme si, toutes proportions gardées, nous avions aujourd’hui plusieurs millions de convertis (je dis bien de convertis pas d’immigrés) musulmans à Marseille. Mais il n’y en a pas un seul.
Quand un peuple rejette une greffe étrangère il la rejette. L’Espagne a connu huit siècles d’occupation arabe et est restée catholique et hispanophone. La Grèce a connu trois siècles d’occupation ottomane et n’a jamais renié ni la langue grecque ni l’orthodoxie.
Donc puisqu’il n’y a pas danger pourquoi ces lepénistes font-ils une fixation sur l’islam ? 

La seconde est : pourquoi ces lepénistes ne  sont-ils pas capables de définir cette nation française qu’ils prétendent défendre ? Est-ce si difficile de dire la France c’est ceci ou cela, c’est A+B+C+D ? Il faut croire que oui. Haïr l’autre ne veut pas dire s’aimer soi-même encore moins se définir.
Alors comment définir l’identité nationale de façon positive ? Et pourquoi n’y arrivent-ils pas ?

Dans mon article précédent je disais que :
1 ) Le premier critère est la langue. S’il y a malaise en matière d’identité c’est parce qu’il y a un recul extraordinaire du français en France même et ce pour deux raisons : 
a)	le première est le recul du français face à l’anglais (tous ce scientifiques qui publient en anglais, les entreprises françaises qui communiquent entre elles en anglais à l’intérieur de l’Hexagone et celles qui ont même adopté la langue d’outre Manche pour leur communication intérieure, sans parler des programmes EMILE). 
b)	La seconde est la baisse de niveau. Je ne vais pas rentrer dans les polémiques sur « le niveau baisse » d’une façon générale mais il est un fait que 15 % des enfants qui entrent en 6ème ont de grosses difficultés de lecture. Tous les chefs d’entreprise vous diront qu’ils reçoivent des messages incompréhensibles de personnes qui ne maitrisent pas leur langue maternelle : selon une étude de l’INSEE publiée le 6 aout la part de la presse et du livre dans le budget des ménages a diminué de d’un tiers depuis 1970. Un tiers c’est énorme !
2 ) Il est évident que, si la langue est essentielle, elle ne suffit pas. Les Québécois sont francophones mais ce ne sont pas des Français. Ce qui définit ensuite une nation c’est une culture. Il faut entendre ce mot au sens large c’est-à-dire un ensemble de productions artistiques, de coutumes etc. qui caractérisent ladite nation : cela va de la gastronomie à l‘architecture en passant par la littérature, la peinture et même le droit. Lorsqu’on regarde les palais de Florence, les cathédrales gothiques et le château de Versailles  on reconnaît tout de suite un style, un pays, une époque. C’est cela l’identité.

Après mai 1968 la gauche s’est violemment attaquée à la culture au prétexte qu’elle était bourgeoise et source de sélection sociale. On s’en est tout d’abord pris aux humanités classiques, au latin et au grec. Or l’héritage gréco-latin n’est-il pas un des fondements de notre identité nationale ? On s’en est aussi pris à la religion non pas en tant que religion mais en tant que sujet du savoir. Or comment déchiffrer la plupart des tableaux lorsqu’on ne connait ni la mythologie gréco-latine ni la religion chrétienne ? 
Or cette politique n’a jamais rien donné : il y a toujours autant d’inégalités sociales. 
Je comprends un peu le raisonnement de la gauche à l’époque quoique je ne l’approuve pas : l’État-nation à base linguistique du XIXème siècle était dominé par les bourgeoisies nationales qui s’arc-boutaient sur leurs barrières douanières pour protéger leurs intérêts. Et la culture nationale était bourgeoise. Ce n’était pas une raison pour la rejeter.

Mais aujourd’hui la bourgeoisie s’est convertie à la mondialisation et n’a plus rien à faire des cultures nationales. Du coup la droite a repris le flambeau demandant par exemple la suppression d’épreuves de culture générale à certains concours. À quoi sert d’avoir lu La Princesse de Clèves pour être facteur ou agent de la RATP ?  Le problème c’est qu’avec des raisonnements pareils il n’y aurait jamais eu de culture. A quoi servent le les palais de Florence, les cathédrales gothiques et le château de Versailles ? On aurait mieux fait de construire des HLM !  Mais la culture c’est ce qui ne sert à rien. Et un peuple qui ne fait pas des choses qui ne servent à rien est un peuple entré en décadence.
C’est cette nouvelle bourgeoisie mondialisée qui veut nous imposer une Europe anglo-saxonne et hyper-libérale. Nous avions voté « non » et on nous a forcé la main. Ces nouvelles élites sont incapables d’imaginer une Europe européenne et elles cherchent à copier le seul modèle qui trouve grâce à leurs yeux : les Etats-Unis. Or pour acquérir une identité face à eux l’Europe aurait du choisir un autre modèle que les USA et une autre langue que l’anglais.

Résultat la France est franchement entrée en décadence. 
1 Finie la philosophie avec Sartre et Merleau Ponty, fini les sciences humaines avec Lacan, Dumézil et Lévi-Strauss, fini la littérature avec Camus et Julien Gracq, fini l’architecture avec Le Corbusier, fini l’époque où Paris était le point de convergence des peintres et des artistes. D’aucuns diront que Le Clézio vient d’obtenir le prix Nobel. Certes il y a encore quelques beaux restes, mais c’en est fini d’un rayonnement qui avait commencé à la Renaissance et n’avait cessé depuis. 

2 Et ce qui est vrai pour la culture savante l’est encore plus pour la culture populaire. Avec 75 % de chansons en anglais sur certaines chaines (et encore parce qu’il y a des quotas !). Et Nike, les séries B, Mac Donald, Mickey etc.
Quel est le vrai danger ? La France s’acculture et en même temps elle s’inculture car il faut voir le niveau des paroles de ces chansons pop, rap, rock et que sais-je encore. Et comparer avec Barbara, Brassens ou Gainsbourg. Il faut comparer les séries américaines avec Truffaut, Mac Do avec la gastronomie française, Nike avec le travail des grands couturiers et Coca Cola avec les vins. (Et ici aussi il y a quelques beaux restes comme la BD). C’est cela qui est nouveau, les valeurs que véhiculent les Américains du Nord sont de la non-culture. Je m’explique : l’anglais par exemple n’est pas la langue de Byron. C’est un jargon international qui n’est pas lié à une histoire, une littérature, une poésie, un théâtre, une philosophie. Et l’anglais est la langue des États-Unis, le pays le plus représentatif de l’utilitarisme, du « à quoi ça sert ? ».
C’est ainsi : la culture vis-à-vis de laquelle la France fait des complexes d’infériorité est la culture de la non-culture, de l’utilitarisme terre à terre. Business as usual.

Alors d’où vient le danger ? Des Arabes ou d’une sous-culture américaine ? Qui le shogun doit-il donner l’ordre d’exterminer cette fois-ci ? A quoi les Français se convertissent-ils ? A l’islam ou à Clint Eastwood, Madonna, Rihanna  et Mikael Jackson ? 

Alors pourquoi le lepéniste voire le sarkozyste n’est-il pas capable de définir une identité française ? Parce que la plupart de ceux qui tiennent ce discours paranoïaque anti-musulman ne connaissent pas bien la culture française. Leur paranoïa anti-musulmane leur sert de culture de remplacement.

Ma conclusion reste la même : à quoi ça sert de lire La Princesse de Clèves ? Mais tout simplement à acquérir une identité ! Il n’y a pas de culture mondiale. L’américanisation-mondialisation c’est la fin de la culture et de toutes les identités nationales. Et c’est sur ce modèle qu’on veut nous imposer la France et l’Europe :

Dommage ! Si la France était restée ce qu’elle était elle aurait un rôle à jouer entre le fanatisme d’un Ben Laden et la vulgarité américaine… Mais cela ne sert à rien d’être passéiste. Nous allons devenir Américains un point c’est tout.

Patrick Kaplanian</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Voici mon troisième et dernier texte sur l’identité nationale. Les trois textes ont été présentés sur le journal en ligne Agoravox. Le premier a suscité 60 réactions, le second 230 et le troisième 110. A comparer avec le nombre impressionnant de réactions que l’on trouve ici.</p>
<p>L’identité nationale : le vrai problème c’est l’américanisation (suite)</p>
<p>Dans mon article précédent (<a href="http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-identite-nationale-le-vrai-65640#forum2337248" rel="nofollow">http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-identite-nationale-le-vrai-65640#forum2337248</a>) j’essayais de démontrer que l’identité nationale et l’immigration étaient deux problèmes différents. J’essayais ensuite de trouver un fondement à cette identité.<br />
Le danger que représentent pour l’identité française une invasion de musulmans qui ne s’intègrent pas ne saurait servir de définition de l’identité française. </p>
<p>Je n’ai pas changé d’avis : quelque soit le danger que représente l’islam en France dénoncer ce danger ne saurait servir de réponse à la question de l’identité. Imaginons un professeur de sciences naturelles qui demande à ses élèves de définir le mouton. Réponse de l’élève : « mais les ours sont dangereux : ils attaquent les troupeaux de moutons ; il faut donc les éradiquer. » Or, même si cette dernière assertion est exacte, elle n’est pas une réponse à la question. Dans ce débat aussi. La question est : qu’est-ce qu’un Français ? Qu’est-ce qu’être français ?<br />
L’attitude de ceux qui ostracisent l’islam appelle deux commentaires. </p>
<p>Le premier est que ce rejet de l’islam est général. Cela va du rejet violent et viscéral des Lepénistes à une attitude plus modérée du style « s’ils veulent voiler leurs femmes c’est leur problème du moment qu’ils me foutent la paix ». Mais personne en France, personne, même les plus modérés, n’est attiré par les idées de l’islam. Or, il n’y a danger pour une identité nationale que lorsque la population est attirée par des idées étrangères : changement de langue, conversion à une nouvelle religion, etc. Ainsi lorsque les Gaulois commencèrent à parler latin, à imiter les mœurs des Romains, etc.<br />
Pour illustrer mon point de vue je vais donner un exemple : un début de christianisation au Japon :</p>
<p>En août 1550, saint François-Xavier débarque au Japon. Les conversions débutent puis s’accélèrent. Les années qui vont de 1601 à 1613 voient même une véritable expansion de l&#8217;Église. À Nagasaki, siège de l&#8217;évêque, la cathédrale de l&#8217;Assomption est achevée en 1602 ; quarante mille catholiques et onze églises font de la ville une « petite Rome ». Arima (une autre ville) possède un séminaire et un collège qui compte une quarantaine d&#8217;étudiants en 1607. À Kyoto, sept prêtres administrent en moyenne cinq mille baptêmes par an. Bref le catholicisme se répand comme une trainée de poudre. Oui il y avait bien danger pour l’identité japonaise faite d’une symbiose de bouddhisme et de shintoïsme. Le pouvoir finit par en prendre conscience.</p>
<p>Un édit de 1614 a pour but la suppression pure et simple du catholicisme. Les daimyos (gouverneurs) locaux doivent renvoyer tous les missionnaires sur Nagasaki, puis de là vers Macao ; les chrétiens japonais doivent abjurer et retourner aux religions nationales. Ce texte en quinze articles est apposé dans tous les temples, lesquels donnent à leurs adeptes des certificats prouvant qu&#8217;ils ne sont pas chrétiens. Au cours de l&#8217;année 1614, soixante-deux jésuites sont embarqués sur un navire portugais.<br />
A partir de 1623, le shogun (premier ministre) ferme le pays de manière presque complète et soumet les chrétiens à la répression la plus farouche. Les martyres se succèdent : à Yedo, en 1623, deux missionnaires et quarante-huit chrétiens sont brûlés ; en 1624 ont lieu des exécutions massives, qui font deux cents victimes ; les chrétiens sont systématiquement privés de leur emploi ou de leurs biens. Le daimyo d&#8217;Arima entreprend une campagne d&#8217;extermination et met au point de nouveaux types de torture.<br />
L&#8217;Église japonaise est décapitée : en 1638, cinq religieux jésuites et franciscains restés cachés dans l’archipel sont arrêtés et torturés. La fermeture du pays est pratiquement intégrale entre 1639 et 1854.<br />
En même temps sévit une véritable réaction en matière culturelle. Les livres sortis de l&#8217;ancienne imprimerie jésuite sont systématiquement détruits ; à partir de 1630, les livres composés en chinois par des missionnaires jésuites de Chine  sont interdits sur le sol japonais, et comme certains lettrés continuent à les lire, un décret de 1658 précise que quiconque importera ces ouvrages sera mis à mort. La « chasse aux livres » complète et parfois même remplace la chasse aux chrétiens.<br />
Le Japon manque de livres, en particulier concernant les sciences occidentales. Ces dernières repénètrent au Japon grâce aux vaisseaux de la  compagnie néerlandaise des Indes orientales. Des ouvrages de science et de technologie, le plus souvent composés par des auteurs allemands ou néerlandais, parviennent de manière clandestine à Nagasaki à la fin du XVIIe siècle. Au XVIIIe siècle, les autorités tolèrent ces ouvrages, à condition bien sûr que tout prosélytisme en soit absent.<br />
(Pour tous renseignements :<br />
<a href="http://www.clio.fr/bibliotheque/Le_christianisme_au_Japon_des_origines_a_Meiji.asp" rel="nofollow">http://www.clio.fr/bibliotheque/Le_christianisme_au_Japon_des_origines_a_Meiji.asp</a></p>
<p><a href="http://www.newadvent.org/cathen/10667c.htm)" rel="nofollow">http://www.newadvent.org/cathen/10667c.htm)</a></p>
<p>Tout ceci pour comparer avec la France d’aujourd’hui. Il n’y aurait danger pour l’identité nationale que si les Français « de souche » se convertissaient à l’islam. Or ce n’est pas le cas, loin de là : c’est même le contraire : un rejet total viscéral et massif et cela dans toutes les couches de la société. Donc l’islam ne représente pas un danger pour l’identité nationale. 40000 chrétiens à Nagasaki, principal port d’accès au sud du Japon (dont la population était passée de 2500 habitants à 25 000 entre 1575 et 1600) c’est énorme. C’est comme si, toutes proportions gardées, nous avions aujourd’hui plusieurs millions de convertis (je dis bien de convertis pas d’immigrés) musulmans à Marseille. Mais il n’y en a pas un seul.<br />
Quand un peuple rejette une greffe étrangère il la rejette. L’Espagne a connu huit siècles d’occupation arabe et est restée catholique et hispanophone. La Grèce a connu trois siècles d’occupation ottomane et n’a jamais renié ni la langue grecque ni l’orthodoxie.<br />
Donc puisqu’il n’y a pas danger pourquoi ces lepénistes font-ils une fixation sur l’islam ? </p>
<p>La seconde est : pourquoi ces lepénistes ne  sont-ils pas capables de définir cette nation française qu’ils prétendent défendre ? Est-ce si difficile de dire la France c’est ceci ou cela, c’est A+B+C+D ? Il faut croire que oui. Haïr l’autre ne veut pas dire s’aimer soi-même encore moins se définir.<br />
Alors comment définir l’identité nationale de façon positive ? Et pourquoi n’y arrivent-ils pas ?</p>
<p>Dans mon article précédent je disais que :<br />
1 ) Le premier critère est la langue. S’il y a malaise en matière d’identité c’est parce qu’il y a un recul extraordinaire du français en France même et ce pour deux raisons :<br />
a)	le première est le recul du français face à l’anglais (tous ce scientifiques qui publient en anglais, les entreprises françaises qui communiquent entre elles en anglais à l’intérieur de l’Hexagone et celles qui ont même adopté la langue d’outre Manche pour leur communication intérieure, sans parler des programmes EMILE).<br />
b)	La seconde est la baisse de niveau. Je ne vais pas rentrer dans les polémiques sur « le niveau baisse » d’une façon générale mais il est un fait que 15 % des enfants qui entrent en 6ème ont de grosses difficultés de lecture. Tous les chefs d’entreprise vous diront qu’ils reçoivent des messages incompréhensibles de personnes qui ne maitrisent pas leur langue maternelle : selon une étude de l’INSEE publiée le 6 aout la part de la presse et du livre dans le budget des ménages a diminué de d’un tiers depuis 1970. Un tiers c’est énorme !<br />
2 ) Il est évident que, si la langue est essentielle, elle ne suffit pas. Les Québécois sont francophones mais ce ne sont pas des Français. Ce qui définit ensuite une nation c’est une culture. Il faut entendre ce mot au sens large c’est-à-dire un ensemble de productions artistiques, de coutumes etc. qui caractérisent ladite nation : cela va de la gastronomie à l‘architecture en passant par la littérature, la peinture et même le droit. Lorsqu’on regarde les palais de Florence, les cathédrales gothiques et le château de Versailles  on reconnaît tout de suite un style, un pays, une époque. C’est cela l’identité.</p>
<p>Après mai 1968 la gauche s’est violemment attaquée à la culture au prétexte qu’elle était bourgeoise et source de sélection sociale. On s’en est tout d’abord pris aux humanités classiques, au latin et au grec. Or l’héritage gréco-latin n’est-il pas un des fondements de notre identité nationale ? On s’en est aussi pris à la religion non pas en tant que religion mais en tant que sujet du savoir. Or comment déchiffrer la plupart des tableaux lorsqu’on ne connait ni la mythologie gréco-latine ni la religion chrétienne ?<br />
Or cette politique n’a jamais rien donné : il y a toujours autant d’inégalités sociales.<br />
Je comprends un peu le raisonnement de la gauche à l’époque quoique je ne l’approuve pas : l’État-nation à base linguistique du XIXème siècle était dominé par les bourgeoisies nationales qui s’arc-boutaient sur leurs barrières douanières pour protéger leurs intérêts. Et la culture nationale était bourgeoise. Ce n’était pas une raison pour la rejeter.</p>
<p>Mais aujourd’hui la bourgeoisie s’est convertie à la mondialisation et n’a plus rien à faire des cultures nationales. Du coup la droite a repris le flambeau demandant par exemple la suppression d’épreuves de culture générale à certains concours. À quoi sert d’avoir lu La Princesse de Clèves pour être facteur ou agent de la RATP ?  Le problème c’est qu’avec des raisonnements pareils il n’y aurait jamais eu de culture. A quoi servent le les palais de Florence, les cathédrales gothiques et le château de Versailles ? On aurait mieux fait de construire des HLM !  Mais la culture c’est ce qui ne sert à rien. Et un peuple qui ne fait pas des choses qui ne servent à rien est un peuple entré en décadence.<br />
C’est cette nouvelle bourgeoisie mondialisée qui veut nous imposer une Europe anglo-saxonne et hyper-libérale. Nous avions voté « non » et on nous a forcé la main. Ces nouvelles élites sont incapables d’imaginer une Europe européenne et elles cherchent à copier le seul modèle qui trouve grâce à leurs yeux : les Etats-Unis. Or pour acquérir une identité face à eux l’Europe aurait du choisir un autre modèle que les USA et une autre langue que l’anglais.</p>
<p>Résultat la France est franchement entrée en décadence.<br />
1 Finie la philosophie avec Sartre et Merleau Ponty, fini les sciences humaines avec Lacan, Dumézil et Lévi-Strauss, fini la littérature avec Camus et Julien Gracq, fini l’architecture avec Le Corbusier, fini l’époque où Paris était le point de convergence des peintres et des artistes. D’aucuns diront que Le Clézio vient d’obtenir le prix Nobel. Certes il y a encore quelques beaux restes, mais c’en est fini d’un rayonnement qui avait commencé à la Renaissance et n’avait cessé depuis. </p>
<p>2 Et ce qui est vrai pour la culture savante l’est encore plus pour la culture populaire. Avec 75 % de chansons en anglais sur certaines chaines (et encore parce qu’il y a des quotas !). Et Nike, les séries B, Mac Donald, Mickey etc.<br />
Quel est le vrai danger ? La France s’acculture et en même temps elle s’inculture car il faut voir le niveau des paroles de ces chansons pop, rap, rock et que sais-je encore. Et comparer avec Barbara, Brassens ou Gainsbourg. Il faut comparer les séries américaines avec Truffaut, Mac Do avec la gastronomie française, Nike avec le travail des grands couturiers et Coca Cola avec les vins. (Et ici aussi il y a quelques beaux restes comme la BD). C’est cela qui est nouveau, les valeurs que véhiculent les Américains du Nord sont de la non-culture. Je m’explique : l’anglais par exemple n’est pas la langue de Byron. C’est un jargon international qui n’est pas lié à une histoire, une littérature, une poésie, un théâtre, une philosophie. Et l’anglais est la langue des États-Unis, le pays le plus représentatif de l’utilitarisme, du « à quoi ça sert ? ».<br />
C’est ainsi : la culture vis-à-vis de laquelle la France fait des complexes d’infériorité est la culture de la non-culture, de l’utilitarisme terre à terre. Business as usual.</p>
<p>Alors d’où vient le danger ? Des Arabes ou d’une sous-culture américaine ? Qui le shogun doit-il donner l’ordre d’exterminer cette fois-ci ? A quoi les Français se convertissent-ils ? A l’islam ou à Clint Eastwood, Madonna, Rihanna  et Mikael Jackson ? </p>
<p>Alors pourquoi le lepéniste voire le sarkozyste n’est-il pas capable de définir une identité française ? Parce que la plupart de ceux qui tiennent ce discours paranoïaque anti-musulman ne connaissent pas bien la culture française. Leur paranoïa anti-musulmane leur sert de culture de remplacement.</p>
<p>Ma conclusion reste la même : à quoi ça sert de lire La Princesse de Clèves ? Mais tout simplement à acquérir une identité ! Il n’y a pas de culture mondiale. L’américanisation-mondialisation c’est la fin de la culture et de toutes les identités nationales. Et c’est sur ce modèle qu’on veut nous imposer la France et l’Europe :</p>
<p>Dommage ! Si la France était restée ce qu’elle était elle aurait un rôle à jouer entre le fanatisme d’un Ben Laden et la vulgarité américaine… Mais cela ne sert à rien d’être passéiste. Nous allons devenir Américains un point c’est tout.</p>
<p>Patrick Kaplanian</p>
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